NORWEGIAN EPIC en Méditerrannée Occidentale, juin 2011
Coucou me revoilà ! J’avais pensé continuer ce blog plus tôt en vous faisant partager nos anciennes croisières, mais ce sera finalement pour plus tard !
Je reviens vers vous aujourd’hui pour vous raconter la toute dernière que nous avons achevée il y a quelque temps. Du 5 au 12 juin dernier, nous étions à bord du Norwegian Epic (www.epic.ncl.eu), dernier-né de la compagnie américaine Norwegian Cruise Line (www.ncl.eu), pour un tour en Méditerranée : départ de Barcelone, puis escales à Livourne, Civitavecchia, Naples et Palma de Majorque entrecoupées de 2 jours pleins en mer. Escales que nous avons déjà faites pour la plupart lors de croisières précédentes, mais la nouveauté cette fois, c’est que nous sommes partis à plusieurs. Trois amis, Cédric, Jean-Philippe et Laurent, complètement novices, nous ont accompagné.
Pour leur première expérience, l’idéal était un circuit classique à proximité de la France, avec au moins un jour en mer pour profiter aussi du bateau. Quand, en janvier, nous avons vu sur internet l’itinéraire proposé par la NCL pour la saison inaugurale en Méditerranée de son dernier-né, et qu’en plus il y avait des promos intéressantes et un crédit de 150$ offert par cabine pour les dépenses à bord, nous avons sauté sur l’occasion et réservé de suite. En plus, réserver tôt permet d’avoir plus de chance d’obtenir la cabine que l’on veut, c’est-à-dire dans notre cas, haut dans le navire, proche d’un ascenseur mais éloigné des endroits pouvant provoquer des nuisances sonores (restaurants, discothèques, etc.). Nous avons donc réservé 2 « Family Mini Suite » (terme de la NCL) de 23m² avec un balcon, à l’avant du pont 14, une pour Jean-Philippe et Laurent, et l’autre pour Pascal, Cédric et moi. Le prix ne comprenant pas l’avion entre Paris et le port d’embarquement de Barcelone, Cédric nous a fait très gentiment profiter de ses tarifs avantageux en tant qu’employé chez Air France. Nous avons même pu réserver à l’avance les restaurants de nous voulions faire à bord ainsi que les spectacles auxquels nous voulions assister.
Mais d’abord, laissez-moi vous raconter l’histoire riche et mouvementée de cette compagnie pionnière et novatrice et de son navire, tout jeune mais qui a connu quelques bouleversements durant sa construction !
La Norwegian Cruise Line
Les origines de la compagnie remontent à 1906 en Norvège. Lauritz Kloster y fonde une compagnie maritime, transportant de la glace entre la Norvège et le Royaume-Uni, et du charbon lors des voyages retours. Très vite, la Klosters Rederi A/S devient une importante compagnie, basée à Oslo, et propose aussi des liaisons de ferrys.
Au début des années 60, le fils, Knut, prend la relève. Il trouve une opportunité de développer les affaires en proposant aux touristes anglais une liaison entre Southampton, le Portugal, l’Espagne et Gibraltar, territoire du Royaume-Uni depuis 1704. Le service est inauguré en juin 1966 grâce au nouveau Sunward, capable de transporter 600 passagers et 500 véhicules.
Malheureusement, après seulement 19 semaines d’exploitation, la compagnie doit faire face à la fermeture de la frontière entre l’Espagne et le territoire britannique et à des restrictions de dépenses à l’étranger imposées par le gouvernement anglais à ses ressortissants, ce qui vide l’opération de son intérêt. Le navire est désarmé en novembre.
Mais la chance viendra de l’autre côté de l’Atlantique. Ted Arison, entrepreneur israélien immigré aux Etats-Unis en 1952, est l’un des premiers à offrir des croisières entre Miami et les Bahamas, grâce à un navire affrété, le Nili. Mais la faillite du propriétaire du navire est un coup de massue pour Ted, qui se retrouve avec des centaines de réservations, mais sans navire. C’est à ce moment qu’il entend parler du problème de Knut Kloster, qui lui à un navire, mais pas de passagers ! Ted lui propose alors de s’associer avec lui dans l’aventure et de faire venir le Sunward en Floride. Armé par le norvégien et commercialisé par Arison, le paquebot débute ses croisières dès le 19 décembre 1966. C’est la naissance de la Norwegian Caribbean Lines, dont le succès est immédiat grâce à une clientèle qui découvre un nouveau type de croisière : navire moderne, classe unique, prix raisonnables et ambiance détendue.
Ce premier navire est rejoint en 1968 et 1969 par les Starward et Skyward, puis par le Southward en 1971. C’est à la fin de cette année que la rupture entre les deux associés à lieu. Ted Arison se retrouve à nouveau sans navires, mais sera bientôt le fondateur de la Carnival Cruise Lines, qui est aujourd’hui le premier groupe au monde. Mais ça, c’est une autre histoire….
La NCL reste pionnière sur le marché dans les années 70, grâce à de nombreuses innovations. Elle est la première compagnie à proposer des packages incluant les vols vers Miami. Elle est à l’origine du développement de nombreux ports dans la région, comme les Caraïbes occidentales, Grand Cayman et Cozumel au Mexique. Elle est également la première compagnie à acheter sa propre ile privée, Great Stirrup Cay, aux Bahamas, et sur laquelle seuls ses navires peuvent accoster.
En 1979, la compagnie attire les médias du monde entier en rachetant le célèbre transatlantique France, fierté abandonnée de la marine marchande française datant de 1962, et plus long paquebot du monde avec 315.66 mètres. La NCL dépense 100 millions de dollars pour le convertir en paquebot de croisière sous le nom de Norway. Plus grand qu’aucun autre, ce navire permet à la compagnie d’offrir de nouvelles innovations en termes d’espaces publics et de divertissements, comme les spectacles de styles Broadway ou Las Vegas, que la compagnie est la première à proposer.
Mais l’achat du paquebot français sera également le point de départ des difficultés de la compagnie. Même si le navire est très populaire, il est âgé et coûteux à entretenir. Et les concurrents mettent en service des super-paquebots designs et neufs.
Dans les années 80, la société-mère, renommée Kloster Cruise A/S, devient cotée à la bourse d’Oslo. Ceci permet de financer l’expansion du groupe, qui rachète durant la décennie les compagnies Royal Viking Line et Royal Cruise Line. Ces acquisitions permettent au groupe de devenir le premier du secteur de la croisière au monde, et d’étendre ses itinéraires au-delà des Caraïbes. C’est pourquoi la compagnie prend le nouveau nom de Norwegian Cruise Lines, plus représentatif de sa nouvelle envergure. Mais ce développement cache les difficultés de la NCL, qui n’a pas commandé un seul navire neuf depuis 17 ans, et qui voit la concurrence s’intensifier avec des navires de nouvelles générations. Pour rattraper son retard, elle commande le Seaward qui sera mis en service en 1988.
Mais le début des années 90 apporte son lot de nouvelles difficultés. Le tourisme international s’effondre à cause d’une situation économique morose, la guerre du Golfe fait rage. A cela s’ajoute une série de changements à la tête de la compagnie, qui est lente à remplacer sa flotte vieillissante. Le prochain paquebot neuf, Dreamward, n’est mis en service qu’en 1992, suivi par son sistership Windward en 1993, tous deux construits à Saint-Nazaire. Ils seront rejoints en 1995 par le Leeward. Mais cette rapide expansion donne naissance à une flotte assez disparate et difficile à gérer, en raison des niveaux de standing très différents d’un navire à l’autre. Le groupe se trouve bientôt aux prises avec d’importantes difficultés financières et doit se séparer des navires les plus anciens.
L’année 1996 voit la reconstruction complète du groupe Kloster, grâce à l’apport de nouveaux capitaux assorti d’une simplification des structures : les Royal Viking et Royal Cruise Lines disparaissent, leurs navires sont transférés dans la flotte NCL, lui permettant pour la première fois de proposer des itinéraires en Europe. La nouvelle raison commerciale se nomme désormais NCL Holdings. La flotte, repeinte aux nouvelles couleurs, vise une clientèle plutôt haut de gamme au sein du marché de masse des gros navires. Les Dreamward et Windward sont même allongés.
Le groupe peut à nouveau penser à son expansion. C’est dans ce cadre qu’il rachète en 1998 la Orient Lines et son unique navire, auquel il ajoute un paquebot de sa propre flotte (la Orient Lines disparaitra en 2008). A la fin de cette même année, elle fonde la Norwegian Capricorn Line avec l’appui d’un consortium australien afin d’exploiter un navire dans le Pacifique Sud. Cette aventure prendra fin en 2001.
En 1999, la NCL devient côtée à la bourse de New York. Elle accepte bientôt un nouvel actionnaire majoritaire : la Star Cruises Lines, faisant partie du groupe Genting de Malaisie. L’année suivante, le groupe asiatique prend le contrôle total de la NCL et lance une nouvelle période d’expansion. De plus, la NCL retrouve sa position de compagnie innovante en créant le « Freestyle Cruising », afin d’attirer une clientèle moins traditionnelle et plus jeune. Ce concept met l’accent sur la liberté de choisir ses heures de repas grâce à des restaurants plus nombreux à bord de ses navires, et dans une ambiance plus décontractée en n’imposant plus de s’habiller de manière formelle lors des repas. Ce concept sera petit à petit repris par d’autres compagnies de croisières.
En 2004, la NCL lance une nouvelle compagnie, NCL America, qui devient la première à naviguer sous pavillon américain depuis 50 ans, et la seule à fournir des croisières inter-îles à Hawaii. Cette même année, le groupe est renommé NCL Corporation.
En août 2007, Star Cruises surprend les marchés financiers en annonçant la vente de 50% des parts de la NCL à un fond d’investissement américain, Apollo Management, pour 1 milliard de dollars US. Ceci afin de renforcer la position financière de la compagnie.
Pour faire un dernier inventaire des innovations que la compagnie a apporté à l’industrie, on peut citer : première compagnie à offrir des restaurants alternatifs (à la différence d’un seul restaurant avec table et horaire imposés), première à proposer un programme de divertissements spécifiques pour les enfants, et première à installer des centres internet et des pistes de bowlings à bord de ses navires.
Aujourd’hui, la compagnie est le troisième opérateur mondial et possède la flotte la plus jeune des compagnies américaines, avec 11 navires, dont le plus ancien date de 1999. Le plus récent, Norwegian Epic, a été mis en service en juin 2010. Voici son histoire…..
Le Norwegian Epic
Quand, fin 2006, la NCL choisit le chantier Aker Yards de Saint-Nazaire pour la construction de sa prochaine génération de géants des mers, c’est une grande victoire pour les anciens Chantiers de l’Atlantique. En effet, la compagnie américaine n’avait pas fait appel au savoir-français depuis le début des années 90 pour la construction de ses navires. Elle s’était depuis tournée vers les chantiers allemands uniquement. Très belle victoire même, puisque le contrat porte sur la construction de 2 sisterships révolutionnaires avec une option pour un troisième. C’est le plus gros contrat jamais signé par le chantier français, avec près de 1.5 milliard d’euro. Mais ce succès allait vite prendre un goût quelque peu amer….
Le contrat est donc signé le 6 septembre 2006. Il prévoit la construction de 2 navires (plus l’option), livrables en 2009 et 2010, de 150 000 tonneaux, 325 mètres de long et pouvant transporter 6 400 personnes, dont 4 200 passagers en base double. Le projet porte le nom de code F3 (pour Freestyle 3, troisième génération de paquebots construits pour le concept Freetsyle Cruising). Le 1er octobre 2007, la première tôle du C33 (n° de chantier) est découpée dans les ateliers, et le premier bloc mis sur cale le 24 avril 2008.
photo NCL
A cette occasion, la compagnie annonce l’une des principales innovations en matière de confort à bord, les cabines « New Wave » (nouvelle vague). Ces cabines ne sont plus un parallélépipède rectangle mais un espace aux murs incurvés en forme de vague, et dont tout le mobilier (lit, meubles et canapés) suit les courbes. L’autre innovation de ce concept porte sur l’abandon du bloc sanitaire comprenant douche/baignoire, WC et lavabo, toujours situé à l’entrée de la cabine, et imposant un passage souvent étroit pour accéder à la partie chambre. A bord de ces navires, douches ou baignoires et WC sont séparés et logés de chaque côté de la porte d’entrée. Le lavabo et le miroir sont maintenant dans la partie chambre. Un rideau peut être déployé pour séparer la partie couchage de la partie hygiène. Cette disposition offre une sensation d’espace plus ouvert donc plus grand. Autre grande nouveauté, la présence de 128 cabines appelées Studio, destinée à une clientèle voyageant seule, et qui doit payer double tarif si elle veut occuper une cabine double.
La construction se poursuit tranquillement quand un coup de tonnerre éclate dans le ciel nazairien : en septembre 2008, Aker Yards annonce que la NCL a notifié son intention de mettre fin à la construction du navire, justifié par le fait qu’il y aurait des problèmes techniques et que les chantiers n’auraient pas respecté le cahier des charges. En fait, le désaccord porte sur le fait que la compagnie américaine (depuis peu propriété de Apollo) a souhaité des modifications du navire et qu’elle n’est pas d’accord sur le prix demandé par les chantiers. Trois mois plus tard, un accord est trouvé entre les deux parties. Le premier navire sera achevé, mais il n’y aura pas de second, ni de troisième sisterships ! Et la date de mise en service est repoussée. Initialement prévue pour janvier 2010, elle est maintenant fixée à juin.
le 21 mai 2009 (photo NCL)
Le 5 juin 2009, le dernier bloc est installé. Le navire peut donc pour la première fois sortir de la cale de construction. C’est chose faite le 11 juillet. Maintenant, le navire est investi par des centaines de personnes qui vont exercer leur art pour faire de cette coquille vide un microcosme luxueux et confortable.
photo NCL
En février 2010 ont lieux les premiers essais en mer. Mais le 26 mars, un problème se produit sur l’un des 6 moteurs diesel du navire. Ne pouvant être réparé, il doit être changé. Heureusement, à cause ou grâce à l’annulation de commandes dues à la crise qui sévit, le motoriste peut en fournir un autre sans compromettre la livraison de l’Epic. En mai, la série noire continue : le lundi 3, à 23h, un incendie éclate dans un local technique à l’arrière du pont 4. Les 200 ouvriers travaillant à bord sont évacués et le feu ne sera pas éteint avant 2h30 le lendemain. Même si la structure du navire est intacte, des kilomètres de câbles sont endommagés, nécessitant une course contre la montre pour réparer sans retarder la livraison. En raison de l’absence de travaux à proximité, mis en parallèle avec la mise hors service du système d’extinction automatique d’incendie qui aurait dû être actif, il est évident de penser qu’il s’agit d’un feu d’origine criminelle. Une plainte contre X sera déposée par les chantiers. Quatre jours plus tard, un nouvel incendie débute dans une benne installée sur un pont extérieur. Heureusement, il sera circonscrit rapidement. Le 6 juin, c’est jour de fête pour les familles des ouvriers et sous-traitants. En effet, elles ont été invitées à bord pour visiter les installations. Mais vers 15h, un départ de feu est signalé dans un local d’air-conditionné à l’arrière du pont 8. Des milliers de personnes sont évacuées par précaution, mais les équipes de sécurité agissent de suite et les dégâts sont nuls. Que de mésaventures pour ce paquebot qui n’a encore jamais fait la moindre croisière ! Du 11 au 13 juin, il effectue une seconde série d’essais en mer avant d’être livré à la NCL le 17 juin. A 21h, il quitte son lieu de naissance et met le cap sur Rotterdam pour être présenté aux professionnels du secteur. Encore 200 ouvriers se trouvent à bord pour porter les dernières touches à ce fleuron. Du port hollandais, le navire effectue une mini croisière de 2 jours avant d’embarquer des passagers pour une traversée vers Southampton, traversée qui sera retardée de quelques heures en raison d’une avarie sur l’un des propulseurs. La série noire continue….Mais tout rentre dans l’ordre et le navire quitte Southampton comme prévu le 24 juin pour sa première transatlantique, destination New York. Il y fait sensation quand il y arrive le 1er juillet. Le lendemain, il est baptisé en plein cœur de Manhattan par sa marraine, Reba McEntyre, reine de Country Music aux Etats-Unis. Pour clôturer les 4 jours de festivités, la NCL, en partenariat avec la chaine de magasins Macy’s, offre aux new-yorkais un somptueux feu d’artifice le soir de la fête nationale, le 4 juillet. Le lendemain, il quitte la grosse pomme à vide pour rallier son port d’attache, Miami, duquel il débute sa croisière inaugurale vers les Caraïbes le 10 juillet. Voilà, le Norwegian Epic fait ce pourquoi il a été conçu. Souhaitons-lui une longue et belle carrière, après les affres d’une mise au monde si…..épique.
Pour finir, voici les caractéristiques finales de ce géant : une jauge brute de 153 000 tonneaux (6ème plus gros navire au monde actuellement), il fait 329.45 mètres de long, 40.64 de large et a un tirant d’eau de 8.69 mètres. 2 114 cabines de plusieurs catégories différentes permettent d’accueillir jusqu’à 5 186 passagers. Les 1 700 membres d’équipage logent dans 1 404 cabines. Les passagers peuvent accéder à 14 ponts sur les 19 au total. 6 moteurs diesels (les plus gros jamais installés à l’époque sur un paquebot) permettent une vitesse maximale de 23 nœuds. Enfin, c’est le troisième paquebot le plus cher de l’histoire, avec un coût de 1.2 milliard de dollars américain.
Voilà pour ce qui est de l’histoire déjà chargée de ce navire et de son armateur. Suit maintenant notre croisière, avec description de nos escales et de l’étonnante variété de plaisirs qu’offre ce bateau. La grande majorité des photos sont celles que nous avons prises tous les 5, mais certaines viennent d’internet, notamment celles illustrant des endroits auxquels nous n’avions pas accès ou bien pour vous montrer le Norwegian Epic dans toute sa splendeur, n’ayant eu nulle part assez de recul pour le prendre en photo en entier et sans obstacles ! Vous pouvez les agrandir en cliquant dessus.
photo NCL
photo NCL
NORWEGIAN EPIC jour 1 : dimanche 5 juin 2011 Barcelone
Un orage comme on n’en avait pas vu depuis longtemps nous a maintenu éveillés tardivement. Le réveil est donc un peu dur quand il sonne à 4h45 ce matin-là ! Mais pleins d’entrain, et heureux de partir en croisière et de la partager avec des amis, nous bouclons nos valises avant que Cédric, en voisin, nous rejoigne chez nous. A 6h30, nous partons en voiture à l’aéroport de Roissy où nous retrouvons Jean-Philippe et Laurent, déjà là depuis belle lurette ! Flâner à l’aéroport n’est-il pas déjà un avant-goût des vacances !!! A 10h, Le vol AF1348 sur A321 d’Air France décolle.
Laurent et JP sont bien éveillés.....
tandis que Cédric, Pascal et moi roupillons!!!
Nous atterrissons à 11h20 à l’aéroport de Barcelona-El Prat. Immense, moderne, ultra lumineux et d’une propreté quasi parfaite, c’est le plus beau que j’ai jamais vu ! C’est la première fois que Pascal et moi embarquons de Barcelone pour une croisière, mais nous avons fait déjà 2 escales ici. Après avoir récupéré les bagages, nous trouvons facilement les taxis qui nous mènent au terminal A du port de Barcelone. Depuis l’autoroute qui longe le port catalan, nous avons un premier aperçu du gigantesque N. Epic qui domine tous les autres navires. Extérieurement parlant, on ne peut pas dire que ce soit un beau paquebot. Il n’a pas de lignes des plus gracieuses : une poupe très haute et droite comme un I, et un énorme bloc aux vitres fumées au-dessus de la timonerie. Nous verrons plus tard que ce bloc renferme les suites les plus luxueuses ! Bref, l’ensemble n’est pas des plus heureux mais vous verrez tout au long de ce carnet de voyage que l’esthétisme du navire se trouve dans ses aménagements ! Par contre, une chose que je trouve originale chez la NCL, ce sont les décorations qui ornent la coque de tous ses navires. Pour le N. Epic, des arabesques multicolores.
Une fois déposés devant le terminal et nos bagages récupérés par les bagagistes, nous procédons à l’enregistrement. Les comptoirs sont nombreux et les agents efficaces : vérification des documents de voyages et d’identité, questionnaire sanitaire, prise de l’empreinte de la carte de crédit et photo pour avoir notre carte qui fait office de pièce d’identité, clef de chambre et moyen de paiement !
Puis nous montons à bord du paquebot à 13h45 par le pont promenade au niveau 7.
Mais avant de prendre possession de nos cabines, nous décidons de grignoter un petit quelque chose, nos estomacs criant famine ! Pour ce faire, nous montons à l’extrême arrière des ponts 15 et 16. C’est là que se trouve le Spice H2O. Ce lieu est très sympa : immense espace en terrasse réservé uniquement aux adultes, il comprend un bar, un grill où des encas et autres sandwichs ou hamburgers sont servis, des tas de transats, 2 jacuzzis ainsi qu’une piscine, surplombée par un gigantesque écran qui diffuse soit des films publicitaires de la compagnie, soit des photos de paysages. La nuit venue, le fond de la piscine se soulève pour la couvrir et en faire ainsi une piste de danse à ciel ouvert. Un DJ résident prend alors place pour embarquer les passagers dans une longue nuit de folie, sur fond d’images de synthèses et de puissants projecteurs qui tournoient vers le ciel.
Après s’être rassasiés, nous descendons pont 14 découvrir nos fameuses cabines « New Wave » situées dans la partie avant à bâbord du navire. Nous avons réussis à réserver deux cabines presque côte à côte, séparées seulement par une autre. JP et Laurent ont la 14042 et Pascal, Cédric et moi la 14046. Nous laissons Cédric insérer la carte dans le lecteur puis entrer en premier, immortalisant la scène sur caméscope ! De part et d’autre de l’entrée, une baignoire sur la droite et des WC à gauche, qui se ferment chacun par une paroi semi opaque coulissante. Suit sur la gauche un petit espace avec lavabo, miroir et placards pour ranger les affaires de toilettes. Vient ensuite, toujours sur la gauche, une banquette tout en courbe qui sera le lit de Cédric, puis un lit king-size. En hauteur, une rangée de placards suit les courbures des cloisons. Sur la droite, après la baignoire, tout une série de penderies et étagères incurvées avec un grand comptoir, minibar, miroir, télé à écran plat interactive et une cafetière avec sachets de cafés et thé, utilisable à discrétion et gratuitement. Puis vient le balcon, avec 2 fauteuils et table basse. Une attention particulière a été portée au niveau de l’éclairage : les lampes de chevets sont orientables et un cercle lumineux au plafond diffuse une lumière tamisée. La commande de l’éclairage se fait par l’insertion de la carte de cabine dans un lecteur situé à l’entrée. Une fois la carte retirée, les lumières encore allumées, ainsi que la climatisation, s’arrêtent automatiquement après quelques minutes. Les tons employés par les designers sont des plus sobres : mobiliers sombres, literie et banquette crème avec murs et plafond blancs. Au sol, un parquet sombre dans l’entrée, puis une moquette crème striée de vagues plus foncées. L’ensemble confère une impression de douceur, surtout qu’ici, pas d’angles droits contre lesquels se cogner ! D’après mon propre avis, et par rapport à ceux que j’ai pu voir sur d’autres navires, ces cabines sont une vraie réussite et prennent un vrai coup de jeune : originales, spacieuses et des rangements bien suffisants, même à trois. Certains pourraient se montrer plus sceptiques quand à la disposition de la partie baignoire/WC, séparée du reste par un simple rideau, et du manque d’intimité qui peut en résulter. Mais après avoir expérimenté ce concept à trois dans la même cabine, je peux vous dire que cela n’a pas posé le moindre problème ! Mais les retours des passagers ont dû être majoritairement négatifs pour que la compagnie décide d’abandonner ce concept sur ses prochains navires, attendus en 2013 et 2014 : les cabines seront dotées de cloisons droites et de blocs sanitaires classiques. Le seul véritable problème que nous avons rencontré dans la cabine concernera la banquette transformable en lit et destinée à Cédric. Mais ça, je le raconte un peu plus loin !
Quand les bagages nous sont livrés, nous rangeons nos affaires en attendant que retentisse l’appel pour l’exercice de sauvetage obligatoire. Obligatoire, sauf que la NCL, comme toutes les autres compagnies, ne s’assurent pas que tous les passagers soient bien présents, en les pointant par exemple. Je ne devrais par le dire, mais Cédric, Pascal et moi décidons de ne pas y participer. Seuls JP et Laurent y vont. Quand ils reviennent, nous montons sur les ponts extérieurs en haut de l’Epic en attendant le départ.
Sous le soleil qui inonde le port, nous pouvons observer le paquebot allemand Europa de la Hapag Lloyd, consacré chaque année depuis sa mise en service en 1999 comme le plus beau navire de croisière du monde par la référence en matière de guide touristique, le guide Berlitz.
Un autre paquebot se trouve au port, le Grand Holiday (1985) de la compagnie espagnole Iberocruceros, filiale de Carnival Corporation. Mais nous ne pouvons le voir dans toute sa splendeur. Par chance, nous allons nous suivre une grande partie de l’itinéraire.
Puis à 18h, les amarres sont larguées, direction Livourne de l’autre côté du bassin méditerranéen. On aurait aimé quitter le port sous les coups de sirènes du navire comme il est de tradition, mais rien, l’Epic glisse en silence le long du chenal qui mène à la pleine mer. Tant pis, peut-être pour une prochaine fois !
Après avoir flâné encore un peu en voyant la côte s’éloigner petit à petit, nous retournons dans nos cabines nous préparer pour notre première soirée à bord. Pour fêter l’évènement, nous nous offrons une coupe de champagne au Shaker’s Martini & Champagne Bar, pont 7. Ce bar permet à 74 passagers de boire un verre au son d’un piano.
Puis gros dilemme, où allons-nous manger !! Il faut dire que le paquebot ne propose pas moins de 15 restaurants et autres lieux pour se nourrir, sans compter le room-service et les restaurants uniquement accessibles aux passagers des plus grandes suites ou des Studios. C’est le concept même du « Freestyle Cruising » : le vaste choix de restaurant permet aux passagers d’aller dans celui qu’ils veulent sans table attitrée pour la durée de la croisière. Certains sont sans supplément de prix : c’est le cas du grill du Spice H2O où nous sommes allés plus tôt dans l’après-midi. Il y a également le Manhattan Room, le Taste, le O’Sheehan’s Neighborhood Bar & Grill et les restaurants-buffet Garden Café en intérieur et The Great Outdoors en extérieur. Puis viennent les restaurants à prix fixes : le français Le Bistro (20$), le chinois Shanghai’s (15$), l’italien La Cucina (10$), le japonais Teppanyaki (25$), le steakhouse américain Cagney’s (25$), l’argentin Moderno Churrascaria (20$) et le Spiegel Tent (20$ en placement standard et 30$ en premium). Enfin, viennent ceux sont les prix sont à la carte : le Shanghai’s Noodle Bar et le sushi-bar Wasabi. Je décrirai ces restaurants au fur et à mesure des post, en tout cas ceux que nous avons testés.
Vous voyez un peu le dilemme ! Ayant déjà fait des réservations pour certains de ceux à supplément, nous décidons pour notre premier diner de nous rendre au Manhattan Room au pont 6. Immense salle s’élevant sur 2 étages et à l’élégante décoration Art Déco, elle peut contenir 600 convives qui peuvent profiter, entre deux plats, de la piste de danse au son de l’orchestre live. La cuisine internationale est de qualité mais les portions un peu chiches, et on était presque obliger de crier pour se parler tellement le son de l’orchestre était fort !
Puis, comme le veut la tradition que Pascal et moi nous sommes instaurés depuis que nous faisons des croisières, nous nous rendons à l’Epic Casino tenter de devenir millionnaires pour faire d’autres croisières à longueur d’années !!! Le casino, l’un des plus grands des mers, occupe un espace de 1 200m² pont 6 et propose 360 machines à sous et de nombreuses tables de Black Jack, Craps, poker et roulettes. Un monde de lumières et de bruits qui peut vite devenir enivrant ! Les serveurs du Cascades Bar qui se trouve à proximité apportent vos boissons à votre machine ou votre table de jeux. Cédric tente également sa chance aux bandits-manchots et jouera beaucoup plus longtemps que nous ! JP et Laurent, pas attirés par le jeu, vont faire un tour avant de se retirer dans leur cabine.
Cascades Bar
Cédric très concentré!
Quand, tard et délestés de quelques dollars, nous nous rendons dans la nôtre, nous constatons que le canapé-lit de Cédric n’a pas été préparé pour la nuit, comme il est d’usage à bord des paquebots. Nous téléphonons alors au service des cabiniers pour que quelqu’un vienne. Après 10/15 minutes d’attente sans que personne ne vienne, Pascal rappelle en haussant un peu le ton et dans les cinq minutes, 2 cabiniers supervisés par un officier arrivent. Trois pour faire un lit, quel honneur ! On pensait que le canapé serait transformé en lit plus ou moins normal, mais non ! L’assise est juste tirée un peu en avant et habillée par le linge de literie dissimulé dans le dossier qui s’ouvre. Pauvre Cédric ! Vu la faible profondeur du canapé et sa forme en haricot épousant les courbes de la cabine, il ne valait mieux pas qu’il bouge trop pendant son sommeil au risque de se retrouver par terre ! Les cabiniers, voyant que 2 hommes allaient partager le lit king-size, ont voulu le transformer en lits jumeaux. Après leur départ, on a bien rigolé à voir leur tête quand nous avons décliné l’offre. Demain, c’est journée complète en mer, donc pas de réveil.
NORWEGIAN EPIC jour 2 : lundi 6 juin 2011 en mer
Quand nous émergeons vers 9h30, le navire file doucement sous un soleil légèrement voilé. Pour le petit-déjeuner, nous montons au restaurant-buffet Garden Café juste au-dessus de notre cabine, au pont 15. Occupant 2 185m² à l’avant du navire, il dispose de 728 places et offre une vue panoramique sur l’horizon grâce aux baies vitrées qui l’entourent. Ouvert du matin au soir, le Garden Café propose de nombreux buffets pour tous les goûts : pizzas, pâtes, poissons, viandes, salades, sandwichs, hamburgers et hot-dogs, fruits, glaces et desserts. Les chefs préparent certains plats sur demande et sous l’œil des clients. Ce restaurant dispose d’une partie extérieure de 364 places, appelée The Great Outdoors, avec vue sur les piscines et les toboggans.
The Great Outdoors (phot NCL)
La journée s’écoule tranquillement à l’Aqua Park, immense complexe extérieur pont 15. Il comprend 2 piscines chauffées et 5 jacuzzis, le tout entouré de fontaines et de sculptures. On y trouve aussi une partie réservée aux plus petits, le Kid’s Aqua Park. Et, surplombant tout ça, l’Epic Plunge. Un escalier mène au départ de ce toboggan tube de 60 mètres de long et haut de 3 ponts. On s’y élance assis sur une grosse bouée. A mi chemin, on arrive dans un large réceptacle circulaire dans lequel on fait plusieurs tours avant d’être happé dans le tube final qui nous ramène à l’Aqua Park. Deux autres toboggans, plus petits, passent de chaque côté des 2 imposantes cheminées. Des milliers de transats sont installés autour du complexe ainsi que sur le sundeck pont 16. Pour manger, le Garden Café et The Great Outdoors sont juste à côté et l’Aqua Park possède aussi son propre bar, le Waves Pool Bar. Et comme tous les moyens sont bons pour les compagnies pour récolter un peu d’argent, il y a même un casino avec quelques tables de jeux aux abords d’une des piscines ! Bref, tout ce qu’il faut pour passer une journée bien agréable, à ne pas faire grand-chose que se baigner, faire les gamins dans les toboggans ou simplement faire bronzette dans un transat tout en sirotant une boisson bien fraîche !
Kid's Aqua Park
Waves Pool Bar (photo NCL)
C’est aussi le moment idéal pour continuer ensemble la visite du navire ! Juste derrière l’Aqua Park, en allant vers l’arrière du navire, on trouve un énorme mur d’escalade qui flanque la structure supportant les cheminées. Haut de 10 mètres et large de près de 20, il comporte plusieurs niveaux de difficultés permettant à tous de pouvoir grimper, bien sûr sous encadrement !
Au pied du mur, une rue commerçante semi-couverte, The Marketplace, mène à la partie basse du Spice H2O. De temps en temps, des stands de vêtements, souvenirs et autre bijoux y sont installés pour faire comme un marché.
A proximité, la Video Arcade propose jeux vidéos, simulateurs et jeux de palets magnétiques. Les 13-17 ans ont leur propre club pont 16, Entourage, avec consoles de jeux, télés…qui se transforme le soir en discothèque dans laquelle les parents ne sont pas invités ! Le Recess Kids Crew pont 14 est divisé en deux parties : une pour les 2-9 ans et une autre pour les 10-12 ans, chacune avec des animations et des jeux prévus pour chaque groupe d’âge. On a déjà vu que les jeunes avaient leur propre aire de jeux extérieure à l’Aqua Park. Mais ils ont aussi au pont 17 un grand trampoline et une cage d’escalade de 7 mètres de haut.
photo NCL
Pour les sportifs, au pont 17 se trouve le Sports Complex avec un terrain de basket de taille réelle qui peut servir aussi pour d’autres sports de ballons. Pour les amateurs de fitness, le paquebot propose le Pulse, pont 14, avec des dizaines d’appareils de tortures mais où sont aussi donnés des cours de yoga, avec vue sur la mer !
Pour un peu de réconfort, le Mandara Spa & Salon aussi pont 14 propose sur près de 2 900m² massages, sauna, hammam, piscine thalosso mais aussi injections de Botox, blanchiment de dents, acupuncture, coiffeur et salon de beauté. Bref, de quoi revenir complètement transformé après quelques jours à bord !
photo NCL
photo NCL
Après cette journée de farniente, le moment est venu de nous préparer pour notre soirée déjà programmée. En même temps que la croisière, nous avons réservé des places pour le Teppanyaki et le Spiegel Tent pour être sûr de pouvoir y accéder, ces restaurants rencontrant un beau succès. Ce soir donc, c’est Teppanyaki, qui accueille 115 convives pont 7, le plus grand du genre sur un paquebot. C’est une cuisine japonaise sur plaque chauffante. Le chef officie devant les clients et offre un vrai spectacle : entre ses mains, les ustensiles tournoient dans les airs, les œufs volent et retombent sur la lame d’un couteau qui casse la coquille pour libérer l’intérieur qui se répand sur la plaque, les morceaux de poulet, crevettes ou légumes sont découpés avec une dextérité impressionnante. Et le diner est interactif : il faut réussir à attraper avec la bouche les petits bouts d’omelette que le chef envoie. Aucun de nous 5 n’a réussi du premier coup, mais c’est fous rires (et bout d’omelette sur le front !) garantis. Le supplément de 25$ vaut vraiment le coup d’être payé, car on a passé un très bon moment, même si notre chef était moins pitre que celui de la table derrière la nôtre !
Pareil pour le spectacle auquel nous assistons ce soir, nous l’avons réservé avant notre départ, même s’il est gratuit. Mais c’est qu’il ne se joue pas tous les soirs et que l’Epic Theater ponts 5 et 6 n’accueille que 685 personnes, ce qui est peu par rapport à la capacité totale du navire. La compagnie a signé un accord avec le célèbre Blue Man Group (www.blueman.com) pour qu’il se produise sur le Norwegian Epic. Ces étranges personnages à la tête bleue offrent un show d’une heure et quart complètement décalé et délirant alliant musique sur divers matériaux comme des tubes pvc ou des bidons, effets multimédias, comédie et jets de peinture. Des ponchos en plastiques sont fournis aux spectateurs des deux premiers rangs pour éviter les taches de peinture, mais aucune personne du public n’est à l’abri d’être désignée pour monter sur scène ! Pour le final, des centaines de mètres de papier type PQ sont déroulés par les spectateurs du haut de la salle vers le bas, formant un grande vague blanche qui dure, qui dure…Impossible de décrire le show tant il est différent et éclectique, de plus, les vidéos et photos sont interdites. Mais vous pouvez en trouver sur le site du groupe.
La plupart des grands paquebots de croisières possèdent une immense salle de spectacles permettant d’accueillir entre 1 000 et 1 500 passagers. Mais la NCL a fait le pari de proposer des lieux de divertissements plus petits, mais plus nombreux. On trouve également au pont 6 le Headliners Comedy Club où des artistes sont invités à faire des improvisations comiques ou musicales devant 280 spectateurs ainsi que le Fat Cats Jazz & Blues Club (200 places) où des musiciens professionnels donnent des leçons de guitare ou batterie dans la journée et font vibrer le public le soir venu. A chaque fois que nous sommes allés dans ces endroits, il y avait vraiment une ambiance du tonnerre et une vraie interaction entre animateurs et passagers.
A l’avant du pont 7 se trouve le Bliss Ultra Lounge. Salon de 725m² et 250 places, il comprend 3 pistes de bowling, une innovation de la compagnie proposée sur tous ses navires récents. Le soir, le lieu s’anime progressivement pour devenir une discothèque. La décoration des lieux est étonnante. Dès l’entrée, on doit traverser un fin écran de fumée sur lequel sont projetées les images de la piste de danse, on est accueilli par un grand cheval noir coiffé d’un abat-jour. A l’intérieur, des gros fauteuils de velours, des lits à baldaquins et des tentures font penser à une maison close de luxe comme on en trouvait dans les Paris du 19è siècle.
Après avoir passé un excellent moment grâce au Blue Man Group, nous retournons au casino duquel nous repartons allégés de quelques pièces, mais en ayant la bonne surprise de trouver le lit de Cédric préparé, cette fois !
NORWEGIAN EPIC jour 3 : mardi 7 juin 2011 Livourne
A 5h30, le navire rentre sous la pluie dans le port toscan de Livourne. S’y trouvent déjà les énormes Liberty of the Seas (2007) de la Royal Caribbean et le Ruby Princess (2008) de la Princess Cruises. Un peu plus à l’écart dans le port, on retrouve le plus modeste Grand Holiday. C’est la première fois que Pascal et moi faisons escale dans ce port.
Les compagnies de croisières proposent les excursions à des prix souvent élevés (minimum 100$ concernant la NCL). Pour limiter les frais, nous avons décidé tous les cinq de nous débrouiller par nous-mêmes et avons fait des recherches en amont pour nous renseigner sur les transports en commun et tickets d’entrée. Et croyez-moi, à faire les choses soi-même, on économise un
sacré paquet de pépettes !
Après un solide petit-déjeuner, nous débarquons à 9h15 pour nous rendre à Pise, situé à 25km de là. Au pied de l’Epic, nous embarquons dans un car affrété par la NCL qui nous mène dans le centre-ville. De là, le bus n°1 nous conduit jusqu’à la gare de Livorno Centrale.
A peine 15 minutes de train et on arrive à Pise. Mais le périple n’est pas fini ! Il faut encore ½ heure de marche avant d’atteindre la Piazza del Duomo (plus connue sous le nom de Piazza dei Miracoli) où se trouvent le fameux monument penché, mais aussi la cathédrale et le baptistère. Nous achetons un ticket combiné tour/cathédrale, et en attendant la tranche horaire pour la visite de la tour, nous allons visiter l’édifice religieux qui se trouve juste en face. La cathédrale Notre-Dame de l’Assomption, de style roman, a été construite entre 1063 et 1118 et est faite toute de marbre, et les 3 monumentales portes sont en bronze sculpté. Grande construction à 5 nefs, elle est considérée comme le symbole de la grande foi des anciens pisans. A l’intérieur, on est d’abord frappé par le plafond à caissons dorés datant du 17è siècle, puis par l’énorme chaire reposant sur 6 colonnes de roche magmatique et 5 piliers représentant des figures allégoriques et religieuses. L’édifice conserve aussi les restes de San Ranieri, saint patron de Pise. Et partout, des fresques, sculptures et mobilier très ancien. Un lieu à voir, même pour les non-croyants ! Quand nous sortons, le soleil fait de belles apparitions.
la cathédrale
les restes de San Ranieri
Vient l’heure de rejoindre le célèbre emblème de la ville, visitable uniquement par groupes de 30 personnes. La construction de ce campanile (tour abritant les cloches appelant les fidèles à la prière) débute en août 1173 sur des terres meubles. Quand le troisième étage est élevé, la tour commence à s’incliner vers le sud et la construction est interrompue pendant 90 ans. Défaut dans la construction des fondations ou affaissement du terrain, on ne sait pas. Toujours est-il qu’à partir de 1272, les travaux reprennent par l’ajout de 4 nouveaux étages posés en diagonale pour compenser l’inclinaison. En 1301, le chantier est de nouveau stoppé pour ne reprendre qu’en 1350. A ce moment là, l’écartement du sommet avec la verticale est de 1,4 mètre. Et ce n’est qu’en 1372 que le dernier étage, celui contenant les cloches, est érigé. En 1817, de nouvelles mesures montrent un écart de 3,8m, qui progresse à 5,4m en 1993. Par mesure de sécurité, le site est fermé au public en janvier 1990. 18 millions de personnes l’ont visité au cours des 60 années précédentes. Sont engagés alors d’énormes travaux de consolidation : les fondations sont mises à nu et renforcées par des piliers de 15 mètres de profondeur, les sections les plus dangereuses sont cerclées par de l’acier, des centaines de tonnes de bétons sont coulés, les sols sont drainés pour réguler la nappe phréatique sur laquelle la tour est construite et deux attelles d’acier sont fixées au troisième étage de l’édifice. Les visites rouvrent en décembre 2001. En 2006, l’écart est de 4,5m, ramené à 3,99m deux ans plus tard.
La tour fait 55,86m de haut côté sud, et 56,70 côté nord, un diamètre externe à la base de 15,5m, et un diamètre interne de 7,4m (et 4,2m au sommet). Les 8 étages sont reliés par un escalier en colimaçon de 293 marches qui permet l’accès aux différents niveaux jusqu’aux 7 cloches et à la plateforme d’observation au plus haut du monument. Il ne vaut mieux pas avoir le vertige. Pascal l’ayant, il n’est donc pas monté plus haut que quelques étages. Dommage car la vue de la ville et des alentours depuis le sommet vaut vraiment le coup, surtout sous le soleil qui transparait à travers les nuages.
Pour rentrer, rebelote : marche à pied, train, bus et car jusqu’au bateau où l’eau scintillante des piscines nous accueille à bras ouverts !
Peu avant notre départ, nous assistons à celui des Ruby Princess et Liberty of the Seas. Il est toujours impressionnant de voir évoluer ces énormes masses métalliques, qui allient grâce et puissance. Puis à 19h, nous mettons cap sur notre prochaine escale, Civitavecchia.
Ruby Princess
Ce soir, nous décidons d’aller manger au restaurant Taste au pont 5, qui est sans supplément. D’une capacité de 540 couverts, la décoration est très originale avec un mélange de plusieurs influences artistiques dont une bonne part d’Art Nouveau. La cuisine y est contemporaine et l’ambiance plus feutrée qu’au Manhattan Room.
C’est au-dessus du Taste que se trouve l’une des pièces maîtresse de la décoration du navire : le plus grand lustre à LED des mers : mesurant 6,40 mètres de haut et plus de 3 mètres de large, il pèse 2 tonnes et ses 10 000 diodes permettent 255 variations de lumières. Les 112 boules ou spirales de tailles différentes sont composées de 40 000 morceaux de verres cristallins. Juste magnifique et impressionnant ! Et nous avions justement repéré une table du Taste située juste en dessous. Mais quand nous arrivons à l’accueil du restaurant, nous apprenons que cette partie de la salle a été réservée par un groupe. Un peu déçus, nous réservons pour un autre soir en ayant la garantie que nous aurons la table que nous voulions. On nous attribue donc une autre table, dans une alcôve rendue intime par des rideaux de velours qui vont du sol au plafond.
Après un bon diner, nous retournons aux machines à sous, sans plus de chance ! Puis un petit tour dans la galerie commerçante Tradewinds faire quelques achats souvenirs de l’Epic. Située pont 7, les différents magasins sont disposés de part et d’autre d’un large couloir central et proposent vêtements, bijoux, parfums, alcools, tabac et plein d’autres choses, le tout à prix détaxés ! Ils ne sont pas ouverts quand le navire est au port, mais ferment tard quand il est en mer. On y trouve également le Barber Shop, pour les hommes qui ont besoin d’une coupe de cheveux, d’un massage du cuir chevelu ou d’un rasage dans les règles de l’art.
Avant d’aller se coucher, nous montons au Spice H2O prendre un café en plein air.
NORWEGIAN EPIC jour 4 : mercredi 8 juin 2011 Civitavecchia
Le Norwegian Epic se présente au port à 6h sous un ciel nuageux, mais un soleil prometteur pointe son nez !
A quai se trouvent déjà le Grand Holiday et le Liberty of the Seas. Nous assistons à l’arrivée du Thomson Dream (1986) de la Thomson Cruises qui passe juste devant notre balcon.
A 7h35, nous débarquons pour affronter une longue journée de marche pour visiter Rome. JP et Laurent ne connaissant pas la ville, nous décidons de faire plus ou moins le même périple que Pascal et moi avions fait lors de notre première escale ici il y a presque 3 ans. Pour ça, une vingtaine de minutes de marche entre le port et la gare de Civitavecchia. Puis on achète un billet comprenant l’aller-retour jusqu’à Rome avec accès illimité dans les transports en commun de la capitale. Et tout ça pour seulement 9€. Après 50 minutes de voyage, nous descendons à la gare de Roma San Pietro qui se trouve à quelques minutes à pied de la fameuse Piazza San Pietro et du Vatican. C’est le plus petit état du monde, avec une superficie de 0,44 km² pour 1 023 habitants. Cette fois, des filtres à rayon X doivent être passés pour accéder à la place. Le temps de faire la queue, nous pouvons observer 2 gardes suisses, connus pour assurer la sécurité des lieux ainsi que celle du pape, mais aussi pour leur uniforme très coloré. La garde suisse pontificale est formée en janvier 1506 sur ordre du pape Jules II car les soldats helvètes étaient les plus réputés d’Europe. Elle est la dernière garde suisse encore existante et la plus petite armée du monde (110 membres) ainsi que la plus ancienne après celle de la Garde royale marocaine (1088). L’uniforme officiel est de couleur bleu, jaune et rouge. Les 2 premières couleurs sont celle de la noble famille à laquelle appartenait Jules II, et la dernière a été ajoutée par son successeur Léon X, un Médicis, dont le rouge fait partie de leur blason.
Une fois passé les contrôles, on se retrouve sur l’immense Piazza San Pietro, entourée de 280 colonnes monumentales, et flanqué en son milieu par l’obélisque égyptien ramené par le troisième empereur de Rome, Caligula, en 37 après JC. Face à nous, l’imposante basilique San Pietro qui est le plus important édifice religieux du catholicisme, construit entre 1506 et 1626. Elle peut accueillir pas moins de 60 000 fidèles et l’un de ses plus grands architectes est Michel-Ange. C’est aussi sur le territoire de ce micro-état que l’on trouve la chapelle Sixtine dont la décoration a été réalisée par les plus grands artistes de la Renaissance, dont à nouveau Michel-Ange qui peignit notamment la célèbre voûte.
Malheureusement, en raison du monde dans les files d’attentes, nous n’aurons pas le temps de visiter ces trésors. Les lieux méritent plus qu’une simple journée d’escale pour être admirés. De là, nous partons pour un long périple pédestre qui nous mènera voir les principaux lieux historiques et touristiques de la capitale italienne.
Tout d’abord l’imposant Castel Sant’Angelo qui domine la rive droite du Tibre. Construit entre 130 et 139 pour abriter l’urne funéraire de l’empereur Hadrien, il prend un usage militaire lors des attaques successives de Rome jusqu’à devenir au 9è siècle le château fort que l’on voit actuellement.
Puis on rejoint la rive gauche par le pont Sant‘Angelo, construit en 134. Une promenade le long du fleuve nous permet d’apercevoir le superbe bâtiment de la cour de cassation ou l’église du Sacré-Cœur du Suffrage.
Puis nous arrivons à la Piazza di Spagna (Place d’Espagne). Nommée comme telle en raison de la présence de l’ambassade d’Espagne depuis le 17è siècle, elle est très courue en raison de la belle perspective créée par l’escalier construit en 1725 par des français et qui relie la fontaine de la Barcaccia à l’église de la Trinité des Monts. Cette dernière, avec ses deux clochers symétriques datant de 1495, a été construite sur ordre du roi de France Louis XIII. La célèbre fontaine construite en 1629 représente une barque en train de couler, en mémoire de la grande inondation qui a touché Rome en 1598.
A quelques pas de l’église se trouve la Villa Médicis, dont la construction débute aux alentours de 1544 pour un cardinal. Inachevée quand le cardinal Ferdinand de Médicis s’en porte acquéreur en 1576, il charge un grand architecte d’en faire un palais digne de la grandeur des Médicis, et qui pourrait abriter son importante collection d’œuvres antiques. Un magnifique jardin est dessiné pour servir d’écrin à certaines de ses pièces. En 1803, Napoléon Bonaparte décide d’y établir l’Académie de France à Rome, rôle qu’elle remplie encore aujourd’hui. Le but de cette institution française est d’accueillir pour une période donnée de jeunes artistes afin de développer leurs projets créatifs. Tous les arts sont représentés : les plus traditionnels comme la peinture, la sculpture ou la musique, mais aussi la vidéo, la photo, la littérature, la cuisine et bien d’autres formes encore.
Non loin de là, au détour de ruelles étroites, on découvre la célèbre Fontana di Trevi. Construite sur une place encaissée et vite bondée, on a du mal à en avoir une vue dégagée. Culte pour avoir servi de baignoire géante à Anita Ekberg dans le film La Dolce Vita de Fellini, c’est d’abord une œuvre d’art monumentale en forme d’arc de triomphe commandée en 1732 par le pape Clément XII pour remplacer un modeste bassin, et achevée 30 ans plus tard. L’eau y est acheminée par un aqueduc construit en 19 avant JC ! Neptune, dieu des océans, surplombe la fontaine, juché sur un char tiré par 2 chevaux marins guidés par 2 tritons. Les chevaux représentent la mer agitée et calme (On voit bien en observant les statues qu’effectivement, un cheval est tranquille et l’autre est braqué). Les deux statues de chaque côté de Neptune représentent la prospérité et la salubrité, allusion aux effets bénéfiques d’une eau pure. La tradition veut que les touristes lancent une pièce, dos tourné au bassin. Des pièces qui sont repêchées chaque matin sous contrôle de la police, avant l’arrivée des touristes. C’est que le butin représente près d’un million d’euros par an tout de même ! Une vraie manne pour les œuvres de charité auxquelles cet argent est destiné.
Puis nos pas nous mènent au pied d’un colossal monument d’un blanc immaculé. Il s’agit du Vittoriano, fait entièrement de marbre. Construit entre 1895 et 1935 pour célébrer les 50 ans de l’Unité Italienne, il est dédié à Victor-Emmanuel II de Savoie, premier roi de l’Italie unifiée en 1861, et instigateur de ce mouvement. Une statue équestre du souverain trône au-dessus de la flamme éternelle, posée sur la tombe du soldat inconnu, comme chez nous sous l’Arc de Triomphe. Le bâtiment abrite le musée sur la réunification du pays. Un ascenseur panoramique installé depuis peu donne accès à une terrasse d’où l’on a une vue à 360° sur la ville.
Un peu plus loin se trouve le Monte Palatino (Mont Palatin), l’une des 7 collines de Rome enceintes par le mur Servien, construit pour protéger la ville au 4è siècle avant JC. Le Palatin fut occupé par d’imposantes demeures construites pour les empereurs (ce qui a donné naissance au mot palais), et dont les ruines occupent aujourd’hui une grande partie de la colline. Il donne sur Forum Romanum, centre théorique de la fondation de Rome. C’est là que se trouvaient les principaux temples et que s’articulait la vie politique romaine. De très nombreux vestiges en témoignent.
Juste à côté, le Colosseo (Colisée). Véritable prouesse architecturale, la construction de cet immense amphithéâtre fut débutée en 72 après JC et terminée en 80. D’une capacité de près de 80 000 spectateurs, il servit pendant près de 500 ans aux combats de gladiateurs, simulacres de batailles navales, exécutions publiques, chasses d’animaux sauvages et autres représentations. Puis il a été plus tard utilisé dans diverses buts : cimetière, habitations, ateliers d’artisans, forteresse, carrière, puis sanctuaire chrétien, avant qu’il ne tombe en ruine. Immense structure ovale faite de roche calcaire montée sans mortier mais solidarisée par des agrafes de fer, elle fait 189 mètres de long sur 156 de large et 48 de haut dans sa partie extérieure. L’arène centrale mesure 86 mètres de long sur 54 de large, entourée par un mur de 4,5 mètres de haut s’élevant jusqu’aux premiers gradins. Aujourd’hui, même si une grande partie subsiste, on voit bien qu’il a été ravagé, notamment par les tremblements de terre, les intempéries et par la récupération des pierres. Une nouvelle fois, une trop longue attente aux caisses ne nous a pas permis d’en visiter l’intérieur.
La ville mérite vraiment un séjour plus long, car c’est véritablement un musée à ciel ouvert. Depuis le Coloseo, nous prenons le métro pour nous rendre à la gare principale de la ville, Roma Termini, d’où un train nous ramène à Civitavecchia. De retour à bord vers 16h15, nous profitons des piscines et des toboggans pour nous remettre de cette journée plutôt fatigante.
Nous assistons au départ du Thomson Dream, puis du Liberty of the Seas avant de nous-mêmes quitter le quai à 19h30 pour rejoindre notre prochaine escale italienne, Naples.
Pour diner, nous décidons de nous rendre au O’Sheehan’s Neighborhood Bar & Grill, pont 6. Ce pub américain de 290 places, ouvert 24h/24, propose des plats typiques du pays, dont le hamburger (le vrai, pas celui de chez McDo !), mais aussi des salades, omelettes, vrais sandwichs bien garnis, et des desserts comme le Brownie ou l’Apple pie. On peut y déguster cocktails, liqueurs, vins, et bien sûr des bières du monde entier ! En plus de pouvoir s’y restaurer et se désaltérer, on peut aussi y jouer : billards, fléchettes, babyfoots, jeux de palets magnétiques et 3 autres pistes de bowling sont à la disposition des passagers. Pour les amateurs, de multiples écrans retransmettent des grands événements sportifs.
Le O’Sheehan’s donne sur l’atrium principal du navire, qui va du pont 5 au pont 7. L’espace est doté d’un écran géant qui fait 2 ponts de haut et sur lequel sont diffusés films, événements sportifs et qui sert de cadre à un duo de chanteurs au moment de l’apéritif. A proximité se trouvent la réception, le bureau des excursions et L’Atrium Café qui sert toutes les boissons usuelles ainsi que différents cafés du monde.
Après ce repas servi par un serveur très sympa, nous retournons à l’Epic Theater pour assister au second et dernier spectacle que nous avons réservé, toujours sans supplément. Une autre troupe est résidente aux côtés du Blue Man Group. Il s’agit de Legends in Concert (www.legendsinconcert.com), show montré pour la première fois à Las Vegas en 1983 et qui depuis faire fureur aux Etats-Unis où il est joué dans diverses villes par différentes troupes. Le thème est simple : un hommage à de grand(e)s chanteurs(ses) disparu(e)s ou non, imité(e)s par des artistes qui chantent en live, avec musiciens et danseurs également en direct. Visages, voix, gestuelles, tout est bluffant, on croirait vraiment les originaux. Ce soir, nous avons eu droit pendant presque une heure à Elton John, Shakira et Whitney Houston. Tous les 4 mois, la troupe change et propose aussi d’autres artistes comme Elvis Presley, Madonna ou Tina Turner et bien d’autres. Un vrai régal et une ambiance du tonnerre ! De nouveau, les photos ne furent pas autorisées mais des vidéos et images sont disponibles sur le site internet.
Avant de tenter notre chance au casino, nous allons boire un café au Spice H2O. Nous irons au lit un peu plus pauvres !!!
NORWEGIAN EPIC jour 5 : jeudi 9 juin 2011 Naples
JP et Laurent sont déjà levés quand l’Epic arrive à Naples à 6 heures, et assistent à l’arrivée du Liberty of the Seas (qui s’amarre juste à côté de nous) et du très beau Noordam (2006) de la Holland America Line. Le Grand Holiday est encore là aussi !
Noordam
Notre navire est amarré à la gare maritime inaugurée en 1936 qui a vu les plus beaux paquebots italiens, ainsi que des centaines de milliers d’italiens émigrant vers le Nouveau Monde. A l’intérieur, d’immenses espaces et un escalier monumental rappellent les volumes de certains salons ou salles à manger que l’on pouvait trouver sur les plus grands transatlantiques de l’époque. Nous avions accosté au même endroit lors de nos deux premières escales ici.
A 9h40, nous débarquons pour aller visiter les vestiges de Pompéi. Pour cela, il faut se rendre à la gare de Napoli Porta Nolana située à quelques stations de tramway du port. Sauf que l’horaire de passage du prochain tramway indiqué sur un écran augmentait régulièrement et très vite. Ce qui aurait dû être une attente de 5 minutes est passée à 15, puis 20….Notre patience ayant des limites, nous décidons de nous rendre à la gare à pied. Même si ça a fait un bon bout de chemin, je pense qu’on a mis moins de temps que si nous avions attendu le tram ! Après un trajet de 50 minutes, le train nous dépose à la station de Pompei-Scavi, à proximité immédiate du site historique. Nos amis ne connaissent pas les lieux, mais Pascal et moi y avions déjà été lors de notre première croisière en septembre 2002.
La ville de Pompéi fut fondée vers le 7è siècle avant JC sur une route commerciale importante. Elle est entourée de terres fertiles et favorisée par un emplacement géographique enviable, ce qui lui permettra de prospérer. Elle subira tour à tour l’influence grecque puis romaine, chacune de ces civilisations apportant ses techniques architecturales, artistiques et y laissant son empreinte. Mais un beau jour de 79 après JC (la date exacte suscite encore des débats), le ciel s’assombrit. Le Vésuve entre en éruption et déverse sur la ville des milliers de tonnes de cendres principalement. Cendres qui figeront à jamais hommes, femmes, enfants et animaux dans leurs tentatives désespérées pour fuir la mort. Les archéologues estiment entre 15 000 et 20 000 le nombre de morts liés à l’éruption.
deux vues du Vésuve
La ville enfouie tombera dans l’oubli pendant plus de 1500 ans !!! Ce n’est que lors des travaux de creusement d’un canal entre 1594 et 1600 que les premiers vestiges sont mis au jour. Mais il faudra attendre encore un siècle et demi pour voir de vraies fouilles entreprises. Fouilles qui seront facilitées du fait que la cendre est beaucoup plus facile à extraire que la lave solidifiée.
Mais cette couche de cendres, atteignant 20 mètres par endroits, a permis une excellente conservation des constructions et a protégé le lieu des pillages. Aujourd’hui, quand on se promène dans les rues pavées, on peut voir que les trottoirs et les égouts existaient déjà. Des passages piétons surélevés permettaient de traverser les rues sans avoir les pieds trempés en cas de fortes pluies. On visite de riches demeures avec jardins et fontaines, et dont les fresques gardent encore quelques couleurs d’origine. On peut admirer de très belles mosaïques et sculptures. Une boulangerie complète a été conservée, avec meules, comptoirs de pétrissage et four de cuisson, avec 81 pains carbonisés.
ancêtre du McDo! c'est là que les passants se restauraient sur le pouce!
une boulangerie
une fresque dans une maison close
l'amphithéâtre de l'extérieur et de l'intérieur (12 000 places, cdonstruit en 80 avant JC, le plus ancien du monde romain jamais découvert))
Le Forum, centre religieux, politique et économique de la cité, est une immense place de près de 5 500m². Difficile d’imaginer comment il était avant la tragédie, entouré de colonnes, statues, galeries, temples monumentaux….
le temple d'Apollon
la basilique
Mais le plus émouvant dans ces lieux reste les moulages des corps. On peut voir les expressions ressenties au moment de la mort: horreur, résignation, lutte…On peut aussi voir des mères vouloir protéger un enfant, ou un mari sa bien-aimée. Ça donne froid dans le dos !
Depuis 1997, le site, ainsi que ceux également détruits de Herculanum et Torre Annunziata, est classé au patrimoine mondiale de l’Unesco. Malheureusement, le site a subi les outrages du temps, des tremblements de terre et de campagnes de restaurations pas toujours très bien menées. De nombreux bâtiments se sont effondrés ou menacent de s’écrouler et de plus en plus de coins sont interdits à la visite par mesure de sécurité. Il faudrait des millions et des millions d’euros pour conserver le site en bon état, mais vu la situation financière de l’Italie et des autres pays européens, ce n’est pas pour demain !
Quand le train nous ramène à Naples, nous avons la chance que le tramway marche mieux qu’à l’aller et il nous dépose donc au port. Après un long moment sous le soleil à piétiner dans les ruines, on ne se serait pas vu faire tout le chemin retour à pied !
De retour à bord à 17h30, nous faisons un petit tour à bord du navire en attendant de nous préparer pour la soirée. Le navire vous semble peut être quelque peu désert quand vous voyez les photos des intérieurs de l’Epic. C’est que je les prends la plupart du temps en pleine nuit ou très tôt le matin, pour n’avoir personnes sur la photo, et comme ça, j’ai un peu l’impression d’avoir le bateau rien qu’à moi ! C’est un moment que j’apprécie particulièrement, me retrouver seul, l’appareil photo sur son trépied d’une main, un plan du navire pour cocher les endroits photographiés dans l’autre, à déambuler dans ces lieux déserts qui restent presque constamment ouverts, et à essayer de saisir les plus belles images amateurs possibles.
A 19 heures, le navire quitte doucement le quai pour entamer une longue traversée de la Méditerranée à destination de Palma de Majorque aux Baléares, que nous atteindrons après-demain.
Puis vient le dîner dans le restaurant le plus innovant du navire et le premier de la sorte sur un paquebot. Il s’agit du Spiegel Tent (ponts 6 et 7), 265 places, aménagé comme un cirque avec les tables dressées autour de la piste. Il accueille la troupe américaine Cirque Dreams (www.cirque productions.com). Nous l’avons réservé avant le départ pour un montant de 30$ par personne en placement premium, c’est-à-dire en bordure de piste (20$ pour les autres). Pendant près de 2 heures, on mange au rythme des tableaux présentés par les 16 artistes, auxquelles s’ajoutent les serveurs qui ont aussi un rôle, mais aussi des passagers désignés bien malgré eux pour participer au show. Jongleurs (notamment avec d’énormes jarres asiatiques), acrobaties aériennes, équilibristes et autres musiciens comiques nous font vivre un moment incroyable : on rit, on ouvre de grands yeux, on retient son souffle, on tape dans les mains, on flippe à l’idée d’être désigné pour s’exposer sur la piste (aucun de nous ne le fut !). Ce spectacle est un vrai plaisir tant les artistes sont doués et l’ambiance du tonnerre. On en prend plein les yeux et on retombe en enfance ! Le diner, même s’il est de qualité, passe au second plan. Bref, une soirée à ne surtout pas manquer si vous croisez sur l’Epic. Malheureusement, le seul moment où les photos étaient autorisées, c’était avant que le show ne débute, mais des vidéos et photos sont visibles sur le site internet.
Nous sortons ensuite prendre l’air et des photos de groupe sur le pont Promenade.
Puis un tour au casino pour faire fondre un peu plus notre budget jeu, enfin un café au Spice H2O où des gens se trémoussent au son du DJ dans une ambiance électro.
NORWEGIAN EPIC jour 6 : vendredi 10 juin 2011 en mer
Pas de réveil, c’est l’avantage des jours pleins en mer ! Sauf pour moi qui me lève à 5h30 pour prendre des photos des espaces publics du navire tant que les gens dorment. De toute manière, j’ai tout le reste de la journée pour me reposer !
Aujourd’hui, nous profitons donc principalement du soleil au bord des piscines. Pour déjeuner, nous nous rendons au Shanghai Chinese Restaurant & Noodle Bar pont 6. Ce restaurant, qui comprend 133 places, rappelle le Shanghai des années 30 et propose des plats traditionnels pour un prix fixe de 15$. Mais nous, nous déjeunons au comptoir du Noodle Bar, devant la cuisine ouverte permettant de voir les chefs en action. Ici, le prix est en fonction des plats et boissons que l’on prend.
Pour le dessert, nous retournons au O’Sheehan’s, où nous nous affrontons au jeu de palets magnétiques. Nous aurions aimé jouer au bowling au moins une fois à bord, mais les horaires d’ouverture étant plutôt restreints, il y avait à chaque fois une attente trop longue. Next time !
L’après-midi s’écoule tranquillement jusqu’à l’heure de l’apéritif, que nous passons au Svedka Ice Bar, pont 7. Première mondiale sur un paquebot de croisière, il n’en existe que 14 de ce type dans le monde. Il s’agit d’un bar de 25 places entièrement en glace, dans lequel la température est maintenue à -8°C. Pour 20$, on y accède pour une durée de 45 minutes (si on tient aussi longtemps), muni d’un poncho en fausse fourrure et d’une paire de gants prêtés par la compagnie. Le ticket d’entrée donne droit à 2 cocktails à base de vodka (ou sans alcool pour ceux qui n’aiment pas). Tout est en glace : les fauteuils, le bar, les sculptures et même les verres à cocktail ! Les murs de glace, rétro éclairés, diffusent une lumière changeante. Une expérience vraiment amusante et originale !
JP est déjà complètement beurré!!!

Pour diner, nous avions réservés au cours de la croisière une table au restaurant italien La Cucina (182 places), pont 14, mais on y accède via le Garden Café au pont 15 par un escalier de fer forgé qui mène à un patio avec toit en tuiles et flanqué d’un (faux) olivier. Pour 10$, on déguste des plats typiques dans un cadre toscan, entourés de vieilles (fausses) pierres et de vieux (faux) livres. Un nouvel apéritif et du vin après les cocktails à la vodka finiront par nous rendre tous un peu pompette et animeront le repas de crises de fous rires !
JP toujours imperturbable quand il s'agit de manger!!!
le jacuzzi de l'équipage vu de La Cucina
Un petit tour au Spice H2O pour un café, puis visite traditionnelle au casino. Encore bredouille !
NORWEGIAN EPIC jour 7 : samedi 11 juin 2011 Palma de Majorque
A nouveau levé très tôt pour continuer les photos du bord, j’assiste en compagnie de JP et Laurent à l’arrivée au port vers 6h. C'est là que nous entendrons pour la première et unique fois la sirène de l'Epic!
Nous retrouvons le Thomson Dream, mais déjà à quai se trouve aussi le paquebot allemand Aidavita (2002) de la Aida Cruises.
Nous voyons le soleil se lever et couvrir Palma d’une très belle lumière. C’est la seconde fois que nous faisons escale dans cette ville, la première étant lors de notre croisière inaugurale en septembre 2002.
Le temps que Pascal et Cédric émergent à leur tour, nous quittons le navire vers 11h pour une longue marche le long du port et de la marina où sont amarrés de très beaux yachts.
Puis nos pas nous mènent au pied de l’impressionnante cathédrale qui domine de sa masse tous les environs. Lors de notre première visite, nous avions pu entrer à l’intérieur. Mais cette fois, l’accès n’est pas libre et il faut payer pour y rentrer. Etrange pour un lieu de recueillement !
La Seu, comme elle est appelée, est l’un des édifices religieux gothiques les plus remarquables d’Europe. C’est le roi Jacques Ier (plus connu sous le nom de Jacques le Conquérant), qui, après avoir repris les Baléares aux musulmans, décida de faire démolir la mosquée pour édifier une grande cathédrale dédiée à la Vierge Marie. Les travaux débutent en 1229, et ne seront achevés qu’en…1601 ! L’une des plus belles œuvre à l’intérieur est la plus grande des 7 rosaces : plus de 11 mètres de diamètres, une superficie de près de 100m² et 1 300 verres de couleurs. Grâce à cette dernière et aux autres vitraux, elle est surnommée « cathédrale de la lumière »
Les alentours de la cathédrale sont très beaux également : fontaines, esplanades, bassins, et ruelles ombragées. Et partout, des jardins et des bosquets croulant sous les fleurs. J’ai eu un vrai coup de cœur pour cette ville, il doit être très agréable d’y vivre, et tout y est tellement propre et bien entretenu !
là-bas, les bougainvilliers sont des arbres !
Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons déjeuner à la terrasse d’un restaurant le long de la marina. Puis nous sommes de retour à bord à 16h15 pour profiter une dernière fois des piscines. Et oui, demain, c’est la fin!
A 18h, l’Epic quitte Palma pour retrouver son port de départ. Il est temps pour nous de faire nos bagages !
Pour notre dernier diner, nous retournons au Taste où nous avions réservé la table que nous avions repérée, celle avec vue imprenable sur l’immense lustre. A proximité, un pianiste accompagne notre repas.
Décidément, nous n’aurons pas eu du tout de chance au casino. Nos derniers dollars sont très vite engloutis !
NORWEGIAN EPIC jour 8 : dimanche 12 juin 2011 Barcelone
Le jour n’est pas encore levé quand l’Epic arrive à Barcelone à 5h.
En attendant de débarquer définitivement, laissez-moi vous faire visiter les autres lieux que je n’ai pas détaillés.
D’abord quelques explications sur l’énorme bloc quelque peu disgracieux qui se trouve à l’avant du navire, en surplomb de la timonerie, allant des ponts 16 à 19. Il contient le plus vaste complexe de suites en mer, avec restaurants et salons privatifs. Les ponts 16 et 17 comprennent 116 logement haut de gamme allant jusqu’à 80m² : Owner’s Suite, Courtyard Villas, Courtyard Penthouse…que des noms qui sonnent chic ! Les résidents de ces lieux peuvent vivre coupés des autres passagers. Rien que pour eux : un patio avec piscine et jacuzzis, centre de remise en forme avec spa, le très beau salon Epic Lounge (pont 16), le restaurant Epic Club (70 places), le grill extérieur Courtyard Grill (38 places), le bar extérieur Posh Beach Club (pont 18, 175 places) qui devient discothèque en plein air, et des aires de bronzages privés ponts 18 et 19. Ce monde à part est si bien conçu que quelqu’un qui n’est pas au courant de son existence peut très bien ne pas en prendre conscience du tout. Des cloisons et les vitres fumées empêchent tout regard indiscret, et une carte spéciale permet l’accès à ce microcosme.
patio (photo allstarsalsaevents.com)
Posh Beach Club (photo thecruisegirl.com)
A l’inverse de ces grandes suites, la compagnie propose un nouveau concept, adapté aux gens qui voyagent seuls et qui sont de plus en plus nombreux. 128 cabines dites Studios sont à leur disposition sur les ponts 11 et 12, dans une zone accessible uniquement par des cartes spécifiques. D’une surface d’à peine 10m², elles présentent un look très moderne et l’espace est bien optimisé, permettant d’y loger un grand lit. L’ambiance lumineuse y est personnalisable et de larges hublots donnant sur la coursive disposent de panneaux amovibles en guise de rideau. Pour permettre à ces personnes seules de socialiser entres elles, elles ont à leur disposition un salon privé, Studio Lounge, qui occupe 2 niveaux. On peut y trouver un bar, deux grands écrans de télévision, de larges fauteuils, des machines de boissons et snacks en libre-service, et un service de concierge pour les réservations de restaurants, excursions ou spectacles. C’est un concept très novateur, les solos étant souvent les grands oubliés des professionnels du tourisme ! Tout est souvent calculé sur une base de 2 personnes et les personnes voyageant seules doivent s’acquitter d’une surtaxe. Grace à cette initiative, elles peuvent enfin partir pour un prix raisonnable. D’ailleurs, les compagnies de croisière l’ont bien compris, car elles proposent de plus en plus de cabines single sur leurs nouveaux navires.
Studio Lounge (photo NCL)
Outre les restaurants que nous avons faits, on trouve aussi Le Bistro pont 5. Ce restaurant français que l’on trouve sur tous les paquebots de la flotte NCL fait 124 places et l’accès en coûte 20$. Les dizaines de tableaux pourraient donner l’impression de manger dans un musée. Une immense cave à vin transparente laisse voir les bouteilles.
Pour les amateurs de cuisine japonaise, en plus du Teppanyaki, on trouve à bord le Wasabi au pont 7. Il peut recevoir 20 personnes et fait office de bar à sushi, sashimi et yakitori. On peut également y déguster du saké et dispose d’une vue imprenable à hauteur du lustre géant ! Les prix y sont à la carte.
Pour les fans de viande, deux restaurants les attendent : le Cagney’s Steakhouse (150 places, 25$) et le Moderno Churrascaria (120 places, 20$). Situés côte à côte à l’arrière du pont 7, ils ont une vue plongeante dans le Manhattan Room grâce à de grandes baies vitrées. Le premier propose des viandes rouges ou bien le très anglo-saxon Surf and Turf (mariage de bœuf et de homard). Le second offre une sélection de plats sud-américains et mêle gastronomie avec distraction : les passadors (serveurs en habits traditionnels) passent de tables en tables avec brochettes de viandes grillées et couteaux pour remplir les assiettes de brochettes ou de lamelles finement tranchées sous les yeux des clients. Ces derniers disposent d’un jeton dont ils montrent le côté vert pour être resservi, ou côté rouge pour dire stop. Un grand bar à salades au centre du restaurant permet de se servir l’accompagnement. Un bar est également à disposition pour y prendre l’apéritif ou le café.
Le Manhattan Room vu du Cagney's
Enfin, pour ceux qui auraient un petit creux en pleine nuit, une pizza peut leur être livrée en cabine, 24h/24, pour 5$ !
Egalement au pont 7, dans la continuité du Shaker’s, on trouve le Maltings Beer & Whiskey Bar (132 places) et The Humidor Cigar Lounge qui fait office de fumoir pour 29 personnes.
Pour les amateurs d’art, la galerie The Collection Art Gallery pont 5 propose tableaux et sculptures à la vente et organise des ventes aux enchères. Je verrai bien les œuvres de ma mère, peintre, exposées sur un paquebot ! Juste en face, le cybercafé I-Connect permet de rester connecté avec le reste du monde et la Click Photo Gallery de retrouver les photos prises par les photographes du bord grâce à un ingénieux système de reconnaissance faciale. A proximité, 2 salles de conférences de 20 places chacune, Biscayne A et B.
la salle de conférence Biscayne A
Pour finir, on trouve pont 13 une pièce qui se trouve juste derrière la timonerie. Des vitres permettent d’observer les marins et les équipements de navigations, surtout des écrans et des boutons !
Voilà, il est temps pour nous de débarquer. C’est chose faite à 9h15, dans le style Freestyle Cruising ! La plupart des compagnies demandent aux passagers de déposer leurs bagages devant leur porte de cabine la nuit précédant le débarquement afin qu’ils soient rassemblés pour être livrés dans le terminal de croisière. La NCL autorise ceux qui le veulent de les garder et de débarquer avec. Plus pratique pour ranger les dernières affaires !
Après une heure de queue, nous montons dans les taxis qui nous reconduisent à l’aéroport El Prat.
L’attente est un peu longue jusqu’à notre vol AF1649 sur A321 d’Air France qui décolle à 16h15. Une heure et demie plus tard, nous atterrissons à Charles de Gaulle.
Fin de notre 6ème voyage en mer pour Pascal et moi, et fin de la première pour nos trois amis qui ont vraiment apprécié ce type de vacances, le navire et le fait d’avoir un bon aperçu de lieux chaque fois différents. Ils sont prêts à repartir !
Je sais bien que je ne peux être complètement objectif concernant les paquebots sur lesquels j’ai croisé, ils sont tous beaux et uniques pour moi. Ce que je peux dire sur celui-ci, c’est que ce n’est certes pas celui qui a les lignes les plus gracieuses, mais j’ai vraiment aimé la diversité des espaces intérieurs, leurs décorations plutôt sobres mais souvent stylées, j’ai aimé le confort et l’originalité de notre cabine. J’ai vraiment accroché au concept Freestyle Cruising et la possibilité de manger chaque jour dans un restaurant différent, même s’il faut payer en plus pour certains. J’ai adoré le diner spectacle au Spiegel Tent et le show du Blue Man Group. En fait, la seule chose que je n’ai pas apprécié, c’est le traditionnel groupe de musique qui anime les abords des piscines et qui chante toujours trop fort quand on veut bronzer, lire ou discuter tranquillement!!! Et pour finir, le personnel a été dans sa grande majorité disponible et très courtois. Alors si vous êtes intéressés, sachez que le Norwegian Epic revient en Méditerranée entre avril et octobre 2013, avec possibilité d’embarquer à Marseille.
Voilà, plus de croisières prévues pour le moment. D’importants travaux dans notre appartement le printemps prochain nécessitent de faire quelques économies ! Mais on recommencera ! Je vais en profiter pour continuer ce blog avec les 4 premières croisières que nous avons faites, alors revenez de temps en temps. Merci et à bientôt j’espère.
Présentation
Bonjour et bienvenue à bord de ce blog sur les croisières que nous avons effectuées. D’abord, une présentation rapide. Je m’appelle Fabien, j’aurai 35 ans fin novembre, et j’habite à Limeil Brevannes dans le Val de Marne avec Pascal et notre bouledogue français Droopy ! Enfin, je suis steward à bord des trains Eurostar entre Paris et Londres.
Si vous me posez la question : pourquoi les croisières?, je vous répondrai : parce que les paquebots ! Il y a 20 ans maintenant, naissait chez moi une nouvelle passion, qui perdure encore et s’est même renforcée avec le temps. Je parle bien d’une passion, pas d’un simple passe-temps, comme une chose indispensable à l’épanouissement et au bien-être. En avril 1990 donc, je n’avais pas encore 15 ans, j’ai vu un reportage télé sur le fameux Titanic, sans intérêt particulier à priori. Ce fut pour moi une révélation. Ce navire et son histoire m’ont captivé. De suite, je me suis mis à me documenter sur ce paquebot au travers de livres, avide d’en savoir toujours plus. Et de fil en aiguille, j’en suis venu à m’intéresser à tous les autres paquebots de lignes et de croisières, des plus célèbres aux plus anonymes. Tout me passionne chez eux : leurs belles lignes, leurs aménagements, la place qu’ils occupent dans l’histoire (notamment pendant les guerres), leur historique (extrêmement riche pour certain). Seul le côté technique me laisse quelque peu de marbre, tout simplement parce que j’y connais rien !!!
Avec les années, je me suis constitué une importante collection de livres et magazines (français et étrangers), d’affiches, maquettes, vidéos….J’ai aussi regroupé toutes ces connaissances sous forme d’une « encyclopédie » informatique qui retrace les caractéristiques et l’histoire détaillée de ces navires et de leurs compagnies. Cet ouvrage de plusieurs milliers de pages de textes et photos est en constante évolution, notamment grâce au succès des croisières qui ne se dément pas depuis 20/25 ans et des commandes de paquebots qui en résultent. La démocratisation d’internet a été pour moi un formidable outil qui m’a permis d’accéder à d’innombrables sites du monde entier sur le sujet. Qui sait, peut être qu’un jour, je mettrai mon travail en ligne. Mais ça représentera un travail de titan !!!
Donc tout naturellement, j’en suis venu à faire des croisières. Assez tardivement je dois dire, faute de conjoint désireux d’en faire ! Il faut dire que ce type de vacances n’a pas toujours eu bonne presse : trop cher, ennuyeux, réservé à une clientèle d’un certain âge…Peut être vrai à une époque, mais maintenant les croisières se sont tellement démocratisées qu’elles attirent tous types de clientèles, les animations sont tellement nombreuses à bord qu’on ne sait plus où donner de la tête (si on veut y participer bien sûr !), et de nos jours, on peut trouver des croisières à des prix équivalents (voire moins chers) à une semaine en club-hôtel. En fait, tout dépend de quelques paramètres : la durée et la destination (embarquer à Marseille reviendra forcément moins cher qu’embarquer à Hong Kong !), la compagnie et le navire (luxe, prémium, standard, low-cost) et le type de cabine (intérieur sans aucune vue, extérieure avec hublot ou fenêtre, extérieure avec balcon, suites….). On peut voir régulièrement sur internet des promotions du type 1 payant = 1 gratuit, ou 50% de réduction pour le 2nd passager. La croisière est aussi un formidable moyen de découvrir différents pays ou villes en quelques jours, sans avoir à faire et défaire les valises à chaque fois. Même si l’on ne fait que « survoler » ces lieux, il est toujours possible d’y revenir en séjour plus classique.
Donc, pour en revenir à mon expérience, j’ai fait ma première croisière en septembre 2002 en Méditerranée occidentale à bord du European Stars de la Festival (devenu depuis le MSC Sinfonia de la MSC). Première expérience particulièrement inoubliable et chargée d’émotion pour moi, et une agréable surprise pour Pascal, qui n’aurait jamais pensé à faire ce genre de voyage. L’année suivante en décembre, nous partons dans les Caraïbes à bord du Millennium de la Celebrity, puis en novembre 2005 en Méditerranée orientale sur le Costa Atlantica de Costa. Une petite pause jusqu’en octobre 2009 quand nous embarquons sur le MSC Splendida de la MSC pour la Méditerranée occidentale à nouveau. (Avec le temps, je raconterai ces croisières sur ce blog).
Bien sûr, les paquebots d’aujourd’hui n’ont plus grand choses à voir avec ceux d’autrefois, quand naviguer était un art de vivre en soi, et le seul moyen de se rendre d’un point à l’autre du globe. À cette époque, les compagnies rivalisaient pour offrir à leurs passagers les aménagements les plus luxueux, les mets les plus fins, les cabines les plus confortables. Mais aussi pour remplir leurs entreponts de passagers cherchant une nouvelle vie en Amérique ou ailleurs. De nos jours, les paquebots de croisières sont décrits comme des barres d’immeubles flottants, des clubs-hôtels sur l’eau….C’est ce que la plupart sont effectivement, mais, pour moi, ils sont avant tout de merveilleux « monstres des mers », quelque soit leur taille ou leur luxe. Et à la limite, peu importe la destination, la clientèle ou la météo, l’important à mes yeux est d’y être.
Mais par bonheur, certaines compagnies font en sorte de perpétuer cet art de vivre. C’est le cas de la célèbre Cunard Line qui, depuis 170 ans, opère de majestueux paquebots sur toutes les mers du globe, et principalement sur la ligne historique entre l’Europe et New York ! C’est ce que je vous propose de vivre avec nous à l’occasion du voyage célébrant nos 10 ans de vie commune, à bord du Queen Mary 2. Cette traversée est suivie d'un séjour de 6 jours dans Big Apple.
La majeure partie des photos qui suivent ont été prises par nous. Cependant, je me suis permis d’en prendre quelque unes sur internet du fait de leur qualité, mais j’indique leur origine sous chacune. Vous pouvez les agrandir en cliquant dessus.
Mais d’abord, un peu d’histoire de la compagnie……….
La Cunard Line (www.cunard.com) voit le jour en 1839 sous le nom de British and North American Royal Mail Steam Packet Company. Volonté de Samuel Cunard, canadien de naissance, la compagnie deviendra vite connue sous le nom de son fondateur. Dès le début, elle est mandatée par l’Amirauté britannique pour le transport du courrier par vapeur à destination des États-Unis et du Canada (le mot « paquebot » vient de l’anglais « packet boat » qui veut dire « bateau-paquet »). C’est le début d’une longue aventure. La compagnie devient l’une des plus importantes. Elle ouvre de nouvelles lignes, rachète d’autres compagnies, se diversifie dans les croisières, met en service des navires qui resteront dans l’Histoire : Lusitania, Queen Mary, Queen Elizabeth, Queen Elizabeth 2….En 1934, elle fusionne avec sa compatriote mais néanmoins concurrente White Star Line (compagnie du Titanic). Ses navires auront des rôles très importants pendant les deux Guerres Mondiales, transportant des millions de soldats à travers le monde. Mais les années 60 et 70 sonnent le glas de beaucoup de compagnies. En effet, le transport aérien prend son essor et rafle la majeure partie des passagers. La compagnie s’associera même avec l’ancêtre de la British Airways entre 1962 et 1966. Mais c’est l’heure des restructurations et des disparitions. La Cunard est rachetée en 1971 par le conglomérat anglais Trafalgar House. Elle se diversifie alors dans le transport de marchandises, les hôtels et resorts, mais sa flotte de paquebot grandit grâce aux succès des croisières. Il faut dire que les anglais ont de tous temps aimé les voyages en mer. Même si les liaisons régulières sont de moins en moins nombreuses au profit des croisières, la compagnie, avec son Queen Elizabeth 2, continue à proposer régulièrement des transatlantiques. Mais les années 90 sont celles des difficultés. En 1995, la compagnie doit rembourser près de 15 millions de dollars à des passagers mécontents à cause de travaux de rénovation non achevés sur le QE2. C’est dans ce contexte que le groupe Trafalgar est racheté en 1996 par le groupe norvégien Kvaerner, qui veut se débarrasser de la compagnie maritime. Ne trouvant pas d’acquéreur, le groupe nordique injecte alors de l’argent pour la redresser. En mai 1998, le groupe américain Carnival (alors déjà n°1 au monde) rachète 68% de la Cunard, les 32% restants le sont l’année suivante. Le géant américain possède déjà plusieurs compagnies positionnées sur des marchés distincts, et veut faire de la nouvelle venue sa branche luxe dans la plus pure tradition anglaise. Aujourd’hui, la compagnie possède le Queen Mary 2 (2004), le Queen Victoria (2007) et le Queen Elizabeth, livré la semaine dernière.
…..…..et du Queen Mary 2
L’idée d’un nouveau transatlantique a dû mûrir chez Carnival bien avant le rachat de la compagnie anglaise, car une semaine après celui-ci, en juin 1998, le « Project Queen Mary » est annoncé. Il s’agit d’un pari un peu fou. En effet, le dernier transatlantique construit était le Queen Elizabeth 2 en 1969. Il faut savoir que le QM2 n’est pas un paquebot de croisière, mais un liner (paquebot de ligne). Il y a une différence. En tant que tel, le but est de transporter des passagers à travers l’Océan Atlantique avec vitesse et stabilité quelque soit l’état de la mer. Sa coque en acier est donc deux fois plus épaisse que les autres navires, et ses moteurs sont capables de le propulser à près de 30 nœuds (56km/h). Du coup, son coût de construction est beaucoup plus élevé qu’un paquebot de croisière traditionnel. L’émoi fut énorme dans le milieu maritime et chez les passionnés. Mais surtout chez les constructeurs. Qui allait donner naissance au plus grand paquebot jamais construit ? La lutte finale opposa les chantiers Harland & Wolff de Belfast (où naquit le Titanic) et les Chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire. Le 9 mars 2000, la réponse tombe : c’est nous qui avons gagné ! Ce jour-là a lieu la signature de la lettre d’intention (préalable au contrat de construction si tout se passe bien) avec les chantiers français. Il faut dire que ces derniers ont toujours eu l’expérience des paquebots, tandis que les chantiers irlandais n’ont pas construit de tels navires depuis des décennies. Le 6 novembre de cette même année est signé le contrat définitif d’un montant de 840 millions de dollars. La construction peut commencer. De nos jours, de tels navires ne sont plus construits tôles après tôles, mais par blocs, ajoutés les uns aux autres dans la cale, comme un énorme puzzle ! Le premier bloc (600 tonnes) est mis en place le 6 juillet 2002. Quand les 98 qui le composent sont en place, il est sorti de la cale sèche le 21 mars 2003 et amené au quai d’armement où se poursuivent les travaux d’aménagements. Entre le 25 et 29 septembre, il effectue ses premiers essais en mer, couronnés de succès. Une seconde série aura lieu entre le 7 et 11 novembre. Mais la fin de chantier sera entachée par une tragédie dont vous avez sûrement entendu parler au JT. La journée du 15 novembre est consacrée à la visite du navire par les familles des ouvriers. Mais la passerelle reliant le quai au QM2 cède, précipitant plusieurs dizaines de personnes dans le vide. 16 d’entres elles ne s’en sortiront pas.
Le 22 décembre, l’énorme navire est livré, et 40 000 personnes assistent à son départ des chantiers. Le 26, il arrive triomphalement dans son port d’attache, Southampton, où il sera baptisé par le reine Elizabeth II le 8 janvier 2004. Il commencera par des croisières avant de faire sa première transatlantique entre Southampton et New York du 16 au 22 avril 2004. Depuis, il effectue des croisières dans le monde entier, un tour du monde chaque année entre janvier et avril, le tout régulièrement entrecoupé de traversées transatlantiques (pour info, 21 transatlantiques dans les 2 sens sont prévues en 2011).
Les photos suivantes ont été prises lors de la visite des chantiers que nous avons fait le 6 septembre 2003 :
Ses caractéristiques sont impressionnantes : une jauge brute de 148 528 tonneaux (plus grand au monde à l’époque, mais surpassé en 2006), 345 mètres de long (plus long du monde mais surpassé en 2009), 41 de large, 1 250 membres d’équipage veillent au confort de seulement 2 600 passagers en base double et 3 000 tous lits occupées (il offre un ratio m² par passager qui en fait le plus spacieux de tous), 1 310 cabines (1 017 extérieures dont 955 avec balcons et 293 intérieures), 17 ponts dont 14 accessibles aux clients. Côté technique, l’énergie est produite par un ensemble de 4 moteurs diesel couplé à 2 turbines à gaz. Une partie de cette énergie sert au fonctionnement des 4 pods (nacelles avec hélices) dont 2 sont orientables à 360°.
Vous découvrirez les aménagements au fil de ce carnet de voyage. Depuis sa mise en service, quelques lieux ont été réaménagés ou redécorés suite au retour d’expérience, mais il reste essentiellement le même.
Transatlantique QM2 jour 1 : samedi 28 août 2010
4 heures ! Les yeux grands ouverts. Une heure et demie avant l’heure de réveil prévue. L’excitation sûrement. Cela fait un an que nous rêvons ce voyage ensemble, bien plus pour moi.
À 7h15, Pascal, le beau-frère du mien, vient nous chercher pour nous conduire à la Gare du Nord. Arrivés assez tôt, nous pouvons profiter du salon Business au terminal Eurostar, où nous attendent boissons chaudes et froides, viennoiseries, magazines et journaux dans une ambiance Philippe Starck. Merci à Emmanuelle Allouche pour les invitations !
le salon Business |
20 minutes avant le départ, nous prenons place à bord de l’Eurostar 9015 en voiture 10, en Leisure Select (équivalent de la classe Business). 9h13, le voyage commence. Mes collègues nous servent un copieux petit-déjeuner tandis que le train trace à 300kms/h vers Londres.
le petit-déjeuner à bord de l’Eurostar
À 10h35 heure locale (-1h par rapport à la France), nous voici à la gare de St Pancras International où nous accueillent les agents de la Cunard pour nous mener au car de transfert. Là, nous retrouvons les autres français du voyage, une bonne trentaine venus d’Ile-de-France.
Le transfert vers Southampton est plus long que prévu, la circulation est dense en ce samedi de retour de vacances. Ce qui aurait dû mettre 2h en met 3h30. À l’approche du port, le cœur commence à battre un peu plus fort. Les yeux furètent partout, cherchant à l’apercevoir. Puis, au détour d’une rue, la voilà, majestueuse, dominante, si belle : La REINE !
première vision de la Reine
Le car nous dépose au pied du terminal de croisière Queen Elizabeth II. Nous n’avons même pas à nous encombrer de nos bagages. Ils seront directement acheminés vers notre cabine. Nous prenons place dans la queue pour l’enregistrement. Tout se fait relativement vite, compte tenu du nombre de passagers qui embarquent. Les comptoirs sont nombreux et les hôtesses efficaces : vérification d’identité, questionnaire sanitaire, prise de l’empreinte de la carte de crédit et prise de photo. Enfin, on nous remet le sésame qui nous permettra d’accéder à bord : nos cartes qui font office de clef de cabine, pièce d’identité et moyen de paiement.
mon sésame !
Après les contrôles de sécurité, nous montons au premier étage du terminal où se trouve la passerelle d’embarquement. Celle-ci nous mène directement au second étage du Grand Lobby, pont 3. Carrefour social du navire haut de 5 ponts, c’est là que se trouve la réception et l’accès principal à la plupart des salons. 2 ascenseurs panoramiques montent jusqu’au pont 7 et un superbe escalier double mène à la galerie commerçante Mayfair : Hermès, Chopard, Swarovski, H. Stern…So chic ! Et bien sûr le traditionnel duty-free pour acheter tabac et alcools et la boutique souvenir, dans laquelle je reviendrai souvent ! Mais ce qui attire l’attention, c’est l’énorme panneau de métal poli haut de 3 ponts et représentant le Queen Mary 2 en relief, qui surplombe le Grand Lobby.
Sans trop nous attarder, nous montons au pont 5 sur tribord, pressés de découvrir notre chez nous le temps de la traversée. En arrivant devant la cabine 5165, nous avons le plaisir de voir que nos bagages nous ont précédés. Notre cabine est une extérieure avec balcon-loggia, c'est-à-dire que le balcon n’est pas à flanc de superstructures dans les hauteurs, mais dans la coque même du navire. Nous ne sommes pas déçus : elle est grande (23m²), sobre dans la décoration, et bien aménagée. Le lit est de type king-size, et un coin salon avec canapé fait face à un bureau/minibar/TV. Mais la plus agréable surprise vient des rangements : généralement un peu limites sur les autres paquebots sur lesquels nous avons croisé, les placards sont ici généreux en taille et permettent d’y ranger aisément costumes, chemises et tenues plus décontractées, et même les chaussures. Après tout, le Queen Mary 2 fait chaque année un tour du monde de plus de 3 mois, il faut bien de la place pour les chanceux qui le font. La loggia est spacieuse, et équipée de 2 fauteuils et d’une table basse.
Dans la salle de bain attendent des peignoirs et des chaussons à l’effigie de la Cunard Line. Autre agréable surprise, nous attend une demi-bouteille de Blanc de Blanc sur la table basse. Certes ce n’est pas du champagne, mais c’est mieux que rien !
Mais déjà, l’annonce pour l’exercice de sauvetage obligatoire se fait entendre. Nous prenons nos gilets de sauvetage dans le placard et nous nous rendons à notre station de rassemblement 2 ponts plus haut, au Queens Grill Lounge. Des membres d’équipage nous expliquent les procédures à suivre en cas d’incendie, d’évacuation du navire ou bien si l’on voit quelqu’un tomber à l’eau. Pour finir, on nous apprend à enfiler le gilet de sauvetage….au cas où !
L’heure de départ approchant, nous montons sur les ponts supérieurs, plus précisément au niveau de la piscine Terrace à l’arrière du pont 8. De là, nous avons une superbe vue ensoleillée du port. Trois autres paquebots sont amarrés : le Ventura de la P&O Cruises à proximité du Queen Mary 2, le Oceana de la même compagnie et le Independence of the Seas de la Royal Caribbean un peu plus loin.
Le Ventura est le premier à partir. Enorme masse métallique blanche qui glisse le long des flancs noirs du Queen Mary 2, les passagers des deux navires qui se saluent d’un geste de la main, les deux mastodontes qui se saluent aussi, à coup de sirènes assourdissantes mais tellement prenantes !
Puis à 16h50, c’est à notre tour de quitter la terre ferme pour 6 jours ! Une coupe de champagne à la main, nous ne perdons rien du spectacle, comme les 2 600 passagers rassemblés dehors. Doucement, au son d’un orchestre antillais installé au bord de la piscine, le Queen Mary 2 quitte le quai, en marche arrière. Arrivé au milieu de la rade, il fait un quart de tour avant de faire machines avants vers la Manche puis l’immensité de l’Atlantique Nord.
enfin le grand départ !
Entre temps, les Independence of the Seas et Oceana ont eux aussi quitté leur quai et sont maintenant à la queue leu-leu derrière nous. Le spectacle est superbe vu d’ici, il doit l’être aussi vu de terre ! Les 4 navires se suivent pendant une bonne heure, puis chacun prend la direction de sa prochaine escale. Pour nous, c’est New York, pas avant 6 jours !!!
l’Independence of the Seas suivi de l’Oceana
Par la suite, nous nous rendons à la réception pour réserver une table au restaurant Todd English pour le dîner du 2 septembre, la veille de notre arrivée. J’aurai l’occasion de parler de ce lieu plus loin. Puis retour en cabine pour ranger toutes nos affaires. Ensuite, nous faisons un petit tour rapide des espaces du navire.
Mais l’heure du dîner approchant, il est temps de se préparer ! Le programme de la soirée, posé dans notre cabine, indique que la tenue demandée est « elegant casual », c'est-à-dire décontractée élégante. Ayant choisi le second service (le premier est à 18h30, un peu tôt pour dîner !), nous nous rendons à 20h30 au restaurant Britannia pont 3. Dans notre cabine nous avons trouvé un plan du restaurant indiquant notre table, la 245, qui nous est attribuée pour tous les soirs. Située au premier étage de la salle, il devait s’agir d’une table de 6 personnes d’après le plan. Mais en arrivant sur place, nous nous rendons compte que la salle a été réaménagée et que finalement, nous héritons d’une table de 2. Ce n’est pas plus mal. Le Britannia est grandiose. Haut de 2 ponts (3 en comptant le splendide dôme de verre qui devient bleu nuit le soir), il occupe toute la largeur du navire et peut accueillir près de 1 350 convives. Pièce maîtresse du lieu, une tapisserie monumentale qui occupe toute la hauteur et qui représente, de manière stylisée, un paquebot et Manhattan en arrière-plan. Autre splendeur, le double escalier qui relie les 2 niveaux de la salle (on imagine très bien les belles faire leur entrée dans des robes haute-couture comme à la grande époque des transatlantiques !). Pour accompagner notre repas, et les suivants, nous commandons chacun une bouteille de vin : Fleurie pour Pascal, et Côtes de Provence pour moi. La carte est très alléchante : 5 choix d’entrées et soupes, 2 de salades, 5 de plats et 6 de fromages et desserts. De quoi trouver son bonheur ! Pour moi, ce sera brioche aux noix avec crevettes géantes et champignons, Fettuccine aux champignons sauvages, et crêpes Suzette. Portions plutôt généreuses et qualité indéniable !
La journée ayant été longue, nous nous couchons tôt, sans oublier de reculer notre montre d’une heure comme indiqué dans le programme du lendemain que nous trouvons sur notre lit ouvert pour la nuit avec 2 chocolats !
Transatlantique QM2 jour 2 : dimanche 29 septembre 2010
Couchés tôt, réveillés tôt ! 6h ! Le soleil commence à poindre. Nous nous rendons au Kings Court, immense restaurant-buffet au pont 7 qui peut contenir 600 personnes. Nous ne sommes pas les seuls lève-tôt ! Que de choix : petit-déjeuner continental, charcuterie, fruits, crêpes, céréales, œufs de toutes les façons possibles, porridge et j’en passe ! Après un solide petit-déjeuner, nous décidons de nous recoucher. Réveillés à 10h avec une nouvelle petite fringale, retour au Kings Court, pour un nouveau p’tit-dej’ plus léger ! C’est ça qui est bien sur un paquebot, quelle que soit l’heure du jour ou de la nuit, il y a toujours un endroit ouvert pour se restaurer. Attention, on ne maigrit pas en croisière !!!
Le reste de la journée sera consacré au repos et à la découverte du navire plus en profondeur que je vous propose de partager tout au long de l’article. Le midi, nous déjeunons au Kings Court. Ce restaurant est très bien fait. Ouvert 24/24, il se divise en 4 parties pour varier les plaisirs : Piazza pour les spécialités italiennes, Lotus pour celles d’Asie, The Carvery pour les amateurs de viande et Chef’s Galley avec les chefs qui cuisinent devant vous. Au dîner, ces différentes parties sont bien sûr ouvertes, mais sur réservation, car le service se fait à table et non plus en self-service. On en fera l’expérience un peu plus tard. Dans les restaurants-buffets à bord des paquebots, il ne faut en général pas s’attendre à de vrais plaisirs gastronomiques : c’est souvent à peine tiède, fade, et les queues aux différents buffets sont interminables. Mais là, rien de tout ça : le choix est très vaste, les plats sont excellents, toujours bien chauds, et grâce aux nombreux buffets disséminés un peu partout, il n’y a jamais de longues attentes, même aux pleines heures de repas.
le Kings Court
Ce soir, c’est tenue « formal » (tenue de soirée). Pascal se prépare en premier. Quand à mon tour je me trouve sous la douche, je l’entends rouspéter comme quoi l’ourlet du pantalon de son nouveau costume a été mal retouché et qu’il est bien trop long, et qu’en plus, il se sent un peu engoncé dedans ! Aurait-il déjà pris du poids depuis notre départ ?! Peut-être les 2 petits-déjeuners de ce matin ! Mais quand arrive mon tour d’enfiler mon costume, je me rends compte que le pantalon est bien trop court pour moi. En fait, nos costumes se ressemblant, Pascal a enfilé le mien par inadvertance, et moi du coup, le sien. Je fais juste 10cm de plus et 10kg de moins que lui !!! Après rires et soulagement, nous buvons sur notre balcon la bouteille de Blanc de Blanc en guise d’apéritif, avec en toile de fond l’horizon orange du soleil couchant sur l’Atlantique Nord. Nous nous rendons ensuite au Britannia. Tous les passagers sont sorti leurs plus belles toilettes : smokings ou costumes sombres pour les hommes, robes de soirée pour les dames, portées avec plus ou moins d’élégance pour certaines !!!
Après un excellent repas, nous allons au Royal Court Theatre, la salle de spectacle située aux ponts 3 et 3L pour assister au spectacle Viva Italia : chants, danse et bal masqué vénitien. Très beau pour moi, un peu soporifique pour Pascal ! L’endroit est très beau : haut de 2 ponts, il peut contenir 1 100 personnes.
le Royal Court Theatre
Nous finissons notre soirée en tentant notre chance à l’Empire Casino, pont 3L. Assez chanceux aux bandits manchots lors de notre croisière précédente, cette fois, la machine engloutie toute notre mise sans nous rendre le moindre dollar ! On retentera ! Le casino se trouve au pont 3L et occupe un grand espace tout en longueur sur tribord, les tables de jeux étant séparées des machines à sous.
Un petit tour rapide à la discothèque G32 avant de se retirer pour la nuit, en reculant à nouveau notre montre d’une heure. Je ne sais pas si c’est juste une tradition ou s’il y a une réelle raison, mais quand un navire est construit, il ne porte pas de nom mais un numéro. Et aux chantiers de Saint-Nazaire, il y a toujours une lettre devant. C’est donc le numéro de chantier du Queen Mary 2 qui a été utilisé pour nommer la boîte de nuit. Haute de 2 ponts et contenant 250 places, la décoration est faite de métal, comme pour rappeler un chantier !
la discothèque G32
Transatlantique QM2 jour 3 : lundi 30 août 2010
Levés à une heure moins matinale, nous commençons par un petit-déjeuner au Kings Court. Puis nous nous promenons sur les ponts extérieurs. Un brouillard dense entoure le navire. Il ne se lèvera qu’en fin d’après-midi. Mais la température reste agréable, avec 18°C. La mer est un peu plus agitée qu’hier, avec des creux de 2 mètres.
Le navire est riche d’espaces extérieurs : au pont 7, la promenade de teck fait tout le tour du navire, sans aucun obstacle et un tour complet offre 600 mètres aux joggers ou aux personnes désirant s’installer dans l’un des nombreux transats de teck si typiques des paquebots d’antan
la promenade pont 7
A l’avant du navire, cette promenade est vitrée pour protéger en cas de vents violents. Mais deux portes permettent d’accéder à la plage avant du navire. On y a une vue incroyable sur l’immense structure avant du navire, et c’est là que se trouve d’étranges sculptures de métal qui étincellent au soleil ! En fait, il s’agit de pales d’hélices de rechange, au cas où une serait endommagée.
la structure avant et les pales de rechange
Les ponts arrières sont disposés en terrasse, offrant une très belle perspective, vu d’en haut ou d’en bas, avec le jacuzzi au pont 11, la piscine Terrace pont 8 et la piscine Minnows pont 6.
les terrasses arrières
À l’extrême avant du pont 11, juste en dessous de la timonerie, se trouve un pont extérieur qui fait toute la largeur du navire et qui offre une vue incroyable et complètement dégagée sur l’horizon, la proue et les flancs du paquebot. Malheureusement, il était souvent fermé à cause du vent.
Les ponts 12 et 13 offrent de grands espaces libres, où il doit y avoir des centaines de transats quand le paquebot croise dans les Caraïbes. Pont 12, il y a même un restaurant-buffet extérieur mis en place quand le temps le permet (c’est-à-dire pas pendant notre traversée !), le Boardwalk Café. On y trouve aussi les traditionnels jeux de pont si typiques des liners, comme le shuffleboard ! Lors de nos promenades, ces endroits étaient plutôt déserts ! Il faut dire aussi que le vent soufflait toujours assez fort.
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le Boardwalk Café |
Au pont 13, on trouve la piscine Splash pour les enfants et le Regatta Bar, qui n’a jamais été ouvert lors du voyage.
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la piscine Splash avec le Regatta Bar en arrière-plan |
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une promenade sur les ponts supérieurs |
Juste au-dessus du pont 13, à l’extrême avant, se trouve The Lookout, une promenade vitrée qui permet d’observer l’horizon sans être décoiffé ! A proximité se trouvent 2 terrains de sports.
Par la suite, nous nous renseignons sur les prestations proposées par le spa. Ce sera pour demain ! Puis nous passons une petite heure à lire dans le calme du Commodore Club. Nous avons tout de suite aimé ce salon. Il se trouve à l’extrême avant du pont 9 et offre du vue dégagée grâce à ses grandes fenêtres. Idéale pour lire en journée, pour prendre l’apéritif avant dîner ou un digestif après ! C’est exactement ce que nous ferons tous les soirs !!! En plus, l’un des serveurs est adorable et connait nos noms au bout d’à peine 3 ou 4 visites. Et en tant que fumeurs, la proximité immédiate du fumoir Churchill’s est bien commode ! Le Commodore contient un petit trésor : derrière le comptoir du bar se trouve un immense modèle réduit du Queen Mary 2, extrêmement détaillé (avec des passagers !) et éclairé de l’intérieur.
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le Commodore Club |
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le modèle réduit, encore plus beau le soir |
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un peu de bon temps! |
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le fumoir Churchill's |
En fin de matinée, nous nous rendons, comme nous le ferons tous les jours, sur une petite plateforme située sur le pont le plus haut du navire, et directement devant l’énorme cheminée (13,5m de haut sur 6,7 de large). Pour marquer midi, les différentes sirènes sonnent à cette heure précise. Il y en a 2 à l’avant, et deux sur la cheminée, toutes avec des tonalités bien distinctes. On adore ! Concernant les deux sur la cheminée, celle de tribord est la sirène d’origine du premier Queen Mary (1936) et l’autre est une réplique. Et on entend vraiment bien la différence !
À 13h, nous nous rendons au cinéma Illuminations, ponts 3L et 3. Cet endroit, qui peut contenir 500 personnes, est doté d’une première mondiale à bord d’un paquebot : il fait aussi office de planétarium ! Un écran circulaire se déploie du plafond et des sièges inclinables permettent une vision confortable. Utilisé comme tel, la capacité est réduite à 150 places. Nous assistons au documentaire « Cosmic Collisions » sur la naissance des étoiles et des planètes. Bluffant ! Il y a plusieurs séances dans la journée, gratuites. Il suffit juste de retirer les billets à partir de 9h. Quand il n’y a pas de séances de planétarium, la salle sert de cinéma ou alors à des démonstrations culinaires ou des conférences sur tous les sujets (par exemple, un cadre de la Nasa a fait plusieurs interventions durant notre voyage).
L’après-midi s’écoule tranquillement après un bon déjeuner au Piazza dans Kings Court. Autre belle découverte, la bibliothèque à l’avant du pont 8. Plus grande bibliothèque des mers, elle contient 8 000 livres, plusieurs centaines de magazines, dvd et cd. On peut emprunter et s’installer ! Mais surtout, il y a le QM2 Bookshop, adjacent. Pour les amoureux des paquebots comme moi, c’est la caverne d’Ali Baba ! On y trouve de tout : bibelots, affiches, puzzles, dvd, mais surtout des livres par dizaines, sur les navires de la Cunard Line, mais pas uniquement. Le paradis sur terre, mais pas pour le porte-monnaie !!! J’y reviendrai quand même !
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la bibliothèque (photo Cunard Line) |
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le QM2 Bookshop (photo Cunard Line) |
Ce soir, c’est encore tenue de soirée. On enfile à nouveau nos costumes, les bons cette fois !!! Apéritif au Commodore Club, dîner au Britannia, nouvelle tentative au casino. Nous retournons à notre cabine délestés de quelques dollars !!! Cette nuit, pas de changement d’heure !
Transatlantique QM2 jour 4 : mardi 31 août 2010
Quand nous nous réveillons ce matin, le temps n’est vraiment pas beau. Le brouillard est de retour et il pleut à verse. Il fait quand même 18°C dehors. Quelques courageux se baignent dans la piscine extérieure malgré tout. Nous décidons cette fois de prendre le petit-déjeuner au Britannia. Servi à table en placement libre, nous héritons d’une table au rez-de-chaussée du restaurant. De là, nous avons une belle vue de la tapisserie occupant une place de choix entre les 2 niveaux.
Ensuite, comme convenu la veille, nous nous rendons au Canyon Ranch Spaclub. Pour 40$, on a droit à un accès illimité au spa durant 1 jour. Premier spa en mer du groupe américain Canyon Ranch (www.canyonranchspaclub.com), il est réparti sur 1 800m² à l’avant des ponts 7 et 8, il comprend 24 salles de traitements (massages, soin du corps…), une piscine de thalassothérapie, bains bouillonnants, douches sensorielles, sauna, hammam, salon de beauté et de coiffure à l’étage, et salon de relaxation dans lequel on se repose…..vraiment bien je peux vous dire. Le temps d’émerger, il est déjà l’heure de déjeuner ! Au même niveau que le spa se trouve une salle de remise en forme, avec les appareils de fitness les plus modernes, mais on ne les a pas testés !!!
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la réception du spa |
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la piscine thalasso |
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l'acès au salon de beauté |
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le centre de fitness (photo Cunard Line) |
Ensuite, retour au QM2 Bookshop faire quelques achats de bouquins sur les paquebots ! Puis nous faisons une longue balade sur les ponts extérieurs. Le soleil fait de timides apparitions, la mer est un peu agitée. Le vent souffle en rafale et le navire tangue ! Il n’y a pas foule sur les ponts. L’avancée est parfois difficile à cause des bourrasques, l’étrave perce les vagues en balançant des gerbes d’eau énormes que le vent ramène en embruns sur les ponts. C’est génial, on adore ! Mais la Reine continue à filer à 25 nœuds, faisant fi des conditions ! À 16h50, soit 72 heures après notre départ, nous avons parcouru 1 633,6 miles nautiques (soit un peu plus de 3 000kms). Il nous en reste 1 509 (2 800kms).
Pour nous réchauffer, nous retournons dans les vapeurs de hammam et la chaleur de la piscine du spa.
Il est à nouveau temps de se préparer pour la soirée. C’est tenue élégante. Après l’apéritif au Commodore Club, direction le Lotus, partie asiatique du restaurant-buffet, où nous avons réservé une table. Chaque soir, il propose un menu dégustation de 8 plats qui mêlent toutes les saveurs de l’Asie. Et pas en self-service ! Les tables sont dressées et le personnel nous détaille les plats à chaque fois qu’ils nous servent. Un vrai régal, notamment la soupe de crabe au lait de coco, avec écrevisses, le tout nappé d’une mousse de citron !
Ensuite, nous retentons notre chance aux machines à sous. Toujours aussi peu de veine, mais avec la même mise que les soirs précédents, nous jouons bien plus longtemps, c’est au moins ça ! L’ambiance des casinos peut vite devenir enivrante, c’est pourquoi nous n’y allons qu’à bord des paquebots. Et toujours qu’aux machines à sous, toujours des sommes raisonnables. Et quelque fois, ça rapporte ! Lors de notre croisière précédente, nous avons gagné 300€ en ayant misé quelques centimes ! Ça tombait bien, le matin même, j’avais perdu notre appareil photo dans le port de Tunis !
En se couchant ce soir, la mer est toujours agitée, mais le ciel dégagé ! On recule nos montres d’une heure.








































































































































































































































































































